VINGT ANS APRES: UNE PAROLE CHRETIENNE. LE PERE JOYEUX S.J. FAIT ENTENDRE SA VOIX

RWANDA, 7 Avril 1994 – 7 Avril 2014 : CE QUE LE PRESIDENT NE DIT PAS

Je voudrais m’incliner, ce jour, devant les centaines de milliers de rwandais morts du fait du génocide et des massacres qui l’ont précédé et suivi dans les villes et mille collines du
pays comme hors de ses frontières, sur les routes et forêts congolaises.

Je voudrais respecter un immense silence, un immense cri à entendre en notre décennie.

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PAUL KAGAME, LA PROVOC DE TROP ?

kagameLa veille des cérémonies destinées à célébrer le vingtième anniversaire du génocide, le président rwandais s’est à nouveau lancé dans des accusations d’une rare mauvaise foi contre l’action de la France et de la force Turquoise au Rwanda. La réaction gouvernementale a été immédiate: madame Taubira qui devait représenter la France aux cérémonies, a vu son déplacement sur Kigali annulé.

En France, les réactions et les commentaires se multiplient. Ceux des « blancs menteurs », bien sûr, qui continuent de déverser leurs théories fantasmatiques et battues en brèche depuis longtemps, mais aussi des réactions d’indignation venues d’horizons divers. Nous en retiendrons trois pour l’instant:

  • celle de Paul Quilès, ancien ministre, qui a présidé la commission d’enquête parlementaire.
  • celle du général Lafourcade dans une interview accordée à Armées d’aujourd’hui.
  • celle du colonel Hogard qui commandait le groupement de Légion lors de l’opérationTurquoise, publiée par le Figaro.

RCA-RWANDA: MEME COMBAT ?

centrafrique_soldatDès les premiers jours de l’engagement de nos forces en RCA, beaucoup, et nous en sommes,n’ont pu s’empêcher de relever l’analogie de cette opération avec Turquoise, avec les mêmes risques pour nos militaires. L’ASAF, à son habitude, pose nettement la question au Président de la République.

LETTRE 14/02

Le Président et l’armée de la France

L’année 2013 a été riche en décisions qui engagent l’avenir de notre armée, c’est-à-dire, pour une part, celui de notre pays. Il s’agit du Livre blanc, de la loi de programmation militaire et de deux opérations militaires en Afrique. L’année 2014 quant à elle s’ouvre sur des situations ambigües et dangereuses, tant par l’image négative que renvoie le chef des armées que par le flou qui entoure l’engagement de nos forces en République Centrafricaine (RCA).

Leurs conséquences sont de nature à ternir, affaiblir, voire décrédibiliser la France et son armée.

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UN CRIMINEL NOMME KAGAME

Dans un article paru sous ce titre dans le numéro 13 de Causeur Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, nous livre ses conclusions sans langue de bois :

http://www.france-rwanda.info/article-rwanda-un-criminel-nomme-kagame-123669338.html

VINGT ANS APRES

Le procès du capitaine Simbikangwa qui s’est ouvert le 5 février 2014 donne le signal de départ d’une vague de désinformation dont nous sommes persuadés qu’elle va se développer jusqu’en avril pour le 20e anniversaire de l’attentat contre l’avion du président Habyarimana. C’est pourquoi nous ouvrons une rubrique « Vingt ans après ».

RETOUR SUR L’ATTENTAT

Avec l’autorisation de son auteur, Julien Teil, nous vous invitons à regarder une vidéo qui fera partie du film qu’il est en train de réaliser.

Il s’agit d’un témoignage de Mike Hourigan, décédé en décembre 2013, qui fut enquêteur du TPIR et de l’ONU dans la région des Grands Lacs. Ce témoignage apporte un éclairage fort intéressant sur l’affaire de l’attentat contre l’avion du président Habyarimana et sur les entraves à la manifestation de la vérité.

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Entretien avec le général Lafourcade

Pourquoi sortez-vous de votre devoir de réserve ?

Ces attaques s’inscrivent dans le contexte récurrent da campagnes de diffamation contre l’action de l’armée française au cours de cette opération. Devant la gravité de ces accusations, nous avons décidé qu’il fallait assurer notre défense et rétablir la vérité. L’objet de l’association France Turquoise est de défendre les militaires éventuellement mis en cause et de contribuer à rétablir la vérité face à l’opinion.

Êtes-vous sûr de l’attitude de vos soldats ?

Lorsque l’on commande 3000 hommes déployés  sur l’équivalent de deux départements français, on ne peut évidemment être derrière chacun et vérifier ce qu’ils font. Il peut y avoir eu des fautes individuelles dont je n’aurais pas eu connaissance. Mais j’affirme que les soldats de Turquoise ont remarquablement rempli une mission difficile et éprouvante. Je suis sûr de la qualité de leur travail et de leur comportement d’ensemble.

Comment pouvez-vous en être si sûr ?

Il s’agissait de professionnels, compétents, disciplinés et expérimentés, agissant dans le cadre d’instructions claires et sans ambiguïtés. Ils ont aussi agi sous le regard de nombreux observateurs.

Lesquels ?

L’Opération Turquoise a été l’objet d’un déploiement médiatique exceptionnel. J’ai privilégié la transparence et l’accompagnement des unités sur le terrain par les journalistes. Les organisations internationales et humanitaires sont entrées avec nous dans la zone remplir leur mission en toute sécurité. A notre départ, toutes ont salué la qualité et l’efficacité de notre intervention.

Qu’attendez-vous de la justice française ?

Je souhaite que l’instruction se déroule normalement pour faire apparaître la vérité et, éventuellement, révéler les manipulations qui sous-tendent les accusations. S’il s’avérait que telle erreur ou telle faute avait été commise par un militaire, il reviendrait à la justice d’en tirer les conséquences. Mais, en aucun cas cela ne saurait justifier la campagne de dénigrement. Nous nous réservons la possibilité, le moment venu, de saisir la justice à l’encontre des auteurs de ces diffamations.

Le Rwanda dit que la France est « coupable de complicité de génocide »… . Je m’interroge sur les raisons de cet acharnement de Kigali ainsi que sur sa capacité à instrumentaliser certains esprits sensibilisés par la réalité dramatique du génocide. S’agit-il de détourner l’attention pour éviter d’examiner le processus d’accession au pouvoir du régime actuel et son implication dans l’attentat déclencheur du génocide ?

Redoutez-vous ces attaques ?

Absolument pas. Elles sont sans fondement, inspirées par une dialectique propre aux régimes totalitaires. Je suis en revanche sensible aux effets néfastes que ce message à sens unique, relayé par des organismes instrumentalisés, peut avoir sur l’opinion publique.

Le Général (2S) Jean-Claude Lafourcade Association France Turquoise

Rwanda : Les officiers français se défendent

« Ces accusations m’atteignent dans mon honneur de soldat », s’est élevé le colonel Jacques Hogard, vice-président de l’association, qui a récemment publié ses Mémoires de chef d’état-major de « Turquoise ». « Je suis fier de ce que nous avons fait au Rwanda », a affirmé l’officier.

La création de cette association coïncide avec la publication du rapport d’enquête du juge Bruguière sur l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président rwandais de l’époque, Juvénal Habyarimana, événement considéré comme l’étincelle qui déclencha le génocide. En mettant directement en cause dans l’organisation de l’attentat Paul Kagamé, actuel président rwandais et ancien chef rebelle tutsi, le rapport Bruguière n’a pas seulement abouti à une rupture diplomatique entre Paris et Kigali. Il a aussi donné le signal de la contre-attaque aux soldats français, personnellement mis en cause dans la plus controversée des opérations françaises en Afrique, qui se raccrochent à ces révélations comme si la culpabilité de Paul Kagamé dans cet assassinat exonérait la France de toutes critiques à son encontre.

BOUC EMISSAIRE, car dans l’hystérie qui entoure depuis plusieurs années les débats sur l’affaire rwandaise, qui va de l’instrumentalisation grossière du génocide par Kigali jusqu’à la paranoïa des autorités françaises, promptes à cacher leurs erreurs derrière un complot « anglo-saxon » les militaires français de « Turquoise » se retrouvent dans la position du bouc émissaire. Envoyés dès 1990 à la rescousse d’un régime hutu qui dérivait déjà dangereusement vers la « solution finale de la machette », engagés dans des combats directs contre les rebelles tutsis anglophones venus d’Ouganda comme s’il s’agissait de venger la colonne Marchand à Fachoda, les militaires français ont dû ensuite pendant « Turquoise » tenter de sauver ce qui pouvait encore l’être à la fin d’un des épisodes les plus épouvantables de la fin du XXe siècle, auquel a assisté sans rien faire l’ensemble de la communauté internationale.

Ils risquent d’être demain les seuls à répondre devant les tribunaux des ambiguïtés et errements de la politique rwandaise de la France.

Adrien Jaulmes