Le 9 octobre 2023, nous postions sur le site une dépêche de l’AFP qui nous faisait espérer, sans certitude, la fin d’un long marathon judiciaire.
Une nouvelle dépêche de l’AFP nous incite à penser que, cette fois, ça y est: le terme est arrivé.
Mais sait-on jamais?
Actualités Politico-judiciaires
BISESERO: VERS LE NON-LIEU DÉFINITIF?
On se souvient de la satisfaction exprimée sur notre site par le général Lafourcade lorsque le parquet de Paris avait émis une ordonnance de non-lieu dans l’affaire de Bisesero.
C’était sans compter sur l’acharnement des « blancs menteurs » qui faisaient immédiatement appel.
Mais le Parquet vient de confirmer ses conclusions initiales.
Alors ?
Lire La dépeche AFPLA COUR D’APPEL DE PARIS ANNULE L’ORDONNANCE DE NON-LIEU RENDUE DANS L’AFFAIRE DITE DE « BISESERO ». LE GÉNÉRAL LAFOURCADE RÉAGIT.
Cette annulation a été prononcée pour une question de pure procédure, et non pas sur une question de fond. Je rappelle en effet qu’il n’y a aucune charge qui a été retenue contre l’Armée Française ou les militaires français intervenus lors de l’opération Turquoise de 1994. Les militaires français ont été très clairement mis hors de cause, que ce soit par l’enquête judiciaire ou le rapport Duclert.
Je regrette donc vivement que ce dossier ne puisse toujours pas être bouclé, 17 ans après le début de l’enquête et presque 30 ans après le génocide.
Quelques collectifs de victime du génocide s’acharnent sur l’armée française, et instrumentalisent la justice française pour faire durer cette procédure.
Cette attitude, partisane, est préjudiciable à une analyse historique des véritables responsabilités, qui ne sont définitivement pas au niveau des militaires français.
Rappelons avec force qu’on peut être fier de ce que nos militaires français ont accompli lors de l’opération Turquoise 194, pour faire cesser les massacres et sauver des milliers de vie.
C’est la réalité, factuelle et historique, que certains collectifs de victimes refusent d’accepter, et que la justice devrait enfin reconnaître.
NOUVEL ÉCHEC DES « BLANCS MENTEURS »
Le 19 août 2020, Emmanuel Cattier, un des relais habituels de la désinformation du régime de Kigali, a été déchu de son pourvoi en cassation au terme d’une longue procédure intentée par notre vice-président, le colonel Michel Robardey.Succinctement résumée, l’affaire a débuté à la suite de propos diffamatoires tenus par Cattier où il prétendait que le colonel Robardey avait contribué à l’établissement de listes génocidaires au cours de sa mission d’assistance technique auprès de la gendarmerie rwandaise.Le colonel Robardey s’est logiquement constitué partie civile le 29 avril 2016. Cattier a été condamné par le tribunal correctionnel de Nîmes et a été à nouveau condamné en appel le 17 octobre 2019. Depuis l’arrêt de la Cour de cassation, cette condamnation est désormais définitive.C’est une victoire importante sur les « blancs menteurs » qui sentent probablement le vent tourner et qu’on ne peut pas raconter n’importe quoi impunément. Leur soutien à Cattier,initialement claironné, s’est progressivement effiloché au long de la procédure pour devenir inaudible. On s’en rendra compte en lisant le récit que fait de cette affaire, ci-dessous, le colonel Robardey.
Ici le récitPOURQUOI LE GÉNÉRAL LECOINTRE EST-IL ACCUSÉ PAR LES AMIS DU GÉNÉRAL KAGAME D’AVOIR « DÉFENDU LES AUTEURS DU GÉNOCIDE » DU RWANDA? BERNARD LUGAN NOUS LIVRE SON ANALYSE.
Nous avons déjà évoqué les attaques dirigées contre le général Lecointre,tout juste nommé chef d’état-major des Armées, à l’issue d’une crise qui a secoué le monde militaire et politique. Les « blancs menteurs » lui reprochent sans vergogne d’avoir participé à l’opération Turquoise alors qu’ils viennent de subir plusieurs revers judiciaires qui devraient les inciter à plus de retenue.
Le professeur Bernard Lugan, africaniste reconnu, s’interroge sur leurs motivations, rappelle quelques vérités et émet des hypothèses solidement étayées.
KIGALI ET LES « BLANCS MENTEURS » DANS UN NOUVEL ASSAUT CONTRE L’ARMÉE FRANÇAISE
Après des mois de calme plat, soudain, un nouvel article paru dans XXI, le magazine de Patrick de Saint-Exupéry, repart dans de fallacieuses « révélations » quant au rôle des soldats de l’opération Turquoise, article relayé par les relais habituels.
Le général Lafourcade en a fait justice dans un communiqué qu’on peut lire sur notre site.
De son côté, le colonel Robardey, reprenant l’histoire judiciaire de l’affaire rwandaise, nous livre sur son site hébergé par Médiapart une explication lumineuse du prurit vengeur qui saisit périodiquement Kigali. Oserai-je avancer une hypothèse complémentaire et non contradictoire? Les changements politiques intervenus en France pourraient bien expliquer aussi le choix de la date de début de l’offensive. Il conviendrait ainsi de sonder le nouveau pouvoir français.
PIERRE PÉAN RETRACE DE FAÇON LUMINEUSE L’HISTOIRE TORTUEUSE DES MANIPULATIONS DU RÉGIME DE KIGALI
Toujours dans son n°140 du 1er février 2017, l’hebdomadaire « Le 1 » publie un article de Pierre Péan qui démontre comment, par quels canaux et avec quelles complicités étonnamment françaises le régime de Kigali a réussi à dissimuler ses lourdes responsabilités dans l’attentat contre le Président Habyarimana et le génocide qui s’ensuivit pour essayer de les faire porter par la France.
A lire avec attention. ’Article
LOUISE ARBOUR RECONNAIT QUE SON ACTION A ÉTÉ ENTRAVÉE. UNE ANALYSE PERTINENTE D’ALEXIS TWIZERIMANA.
L’attentat du 6 avril 1994 nous concerne directement car un membre de notre association a perdu son mari dans le crash de l’avion et a entamé une procédure judiciaire avec plainte contre X. Dans le cadre de nos statuts nous soutenons cette initiative pour connaitre la vérité sur ce dramatique évènement.
Procureur en chef près le Tribunal pénal international pour le Rwanda du 1° octobre 1996 au 15 septembre 1999, Louise ARBOUR a récemment reconnu – mieux vaut tard que jamais- qu’elle avait été empêchée de remplir pleinement son mandat. Certaines enquêtes rentrant dans le mandat du tribunal auraient été bloquées car incriminant le FPR. Tout particulièrement, toute enquête sur l’attentat du 6 avril 1994 aurait été empêchée par le gouvernement de Kigali et ses alliés.
Alexis Twizerimana mesure ici ce que fut l’impact des pressions révélées par celle qui fut sa « patronne ». Ancien enquêteur au TPIR, il a vécu en direct et ès-qualité les renoncements de madame ARBOUR. Il désigne aujourd’hui ceux qui firent passer son procureur sous les fourches caudines de la politique américano-canadienne. Il mesure les dégâts causés par la forfaiture du Parquet sur le fonctionnement de la justice internationale. Il expose l’échec du TPIR à démontrer à la fois la réalité des faits et leur irréalité telle que la souhaitait les puissances instrumentalisant l’ONU. Ses sources, aussi nombreuses qu’incontestables, font de ce texte un document incontournable pour qui veut comprendre la bataille médiatico-judiciaire conduite par Kagame depuis vingt -sept ans.
Ce faisant, Alexis Twizerimana pointe aussi l’immense responsabilité de la Justice française qui se retrouve dans l’inconfortable situation de devoir pallier les carences du TPIR et de faire ce que Kagame a jusque-là réussi à empêcher. Chargée sur plaintes des familles des victimes d’instruire sur l’attentat du 6 avril 1994, les magistrats français se trouvent chargés de désigner devant l’Histoire celui qui a non seulement commis un « simple » assassinat collectif d’une vingtaine de victimes rwandaises et françaises mais surtout celui qui a déclenché – de manière probablement délibérée – le génocide rwandais de 1994.
Comme elles ont pesé sur les magistrats du TPIR, les pressions de toutes sortes pèsent lourdement sur les magistrats chargés de ce dossier. Espérons que la justice française, qui comme chacun le sait, est indépendante, saura mieux résister que ne l’a pas fait la justice internationale. »
LE GÉNÉRAL LAFOURCADE ENTENDU PAR UN JUGE DU PÔLE GÉNOCIDE
La médiasphère est entrée en émoi lorsque l’AFP a publié, le 7 février 2016, une dépêche évoquant l’audition du général Jean-Claude Lafourcade par le juge Choquet. A ce jour, 79 médias ont repris la dépêche plus ou moins intégralement, sans commentaire particulier, preuve qu’après plus de vingt ans, l’affaire rwandaise est encore dans bien des mémoires. Soif de vérité ou espoir de scandale ?
Quoi qu’il en soit, cet évènement démontre une fois de plus que le secret de l’instruction est à géométrie variable…
Pour information, voici la dépêche de l’AFP Lire la dépêche de l’AFP
Et voici le communiqué de l’avocat du général Lafourcade Lire le communiqué