On se souvient que nous avons rendu compte ici-même de l’ouvrage de Patrick de Saint-Exupéry La Traversée, ouvragequi a suscité de vives critiques de la part de spécialistes du Rwanda tout en recevant un accueil médiatique laudateur, ce qui en dit long sur l’honnêteté et le professionnalisme de nos journalistes. Pour dire les choses rapidement, ce livre pourrait être celui de Tintin ayant traversé le Congo sans rien voir et qui s’écrierait à l’issue, comme dans Terre des hommes de son glorieux parent: « Ce que j’ai fait, je le jure, aucune bête ne l’aurait fait ».Le véritable enjeu de ce livre qui s’apparente à un micro-trottoir plus qu’à un reportage d’investigation, est clairement de disqualifier le Rapport Mapping publié en 2010 et qui met en lumière les crimes de masse commis par les troupes de Kigali en République démocratique du Congo. Le fait qu’il paraisse avant la publication du rapport Duclert, l’audition du Dr Mukwege par la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale et le voyage à Kigali du président de la République ne manque pas d’interroger.Quoi qu’il en soit, un nouvel expert du dossier, Luc Henkinbrant, docteur en droit et l’un des rédacteurs du Rapport Mapping, intervient à son tour sur Médiapart pour dénoncer l’imposture de Patrick de Saint-Exupéry qu’il accuse à son tour de négationnisme, réponse du berger à la bergère.Pour lire l’article, cliquer sur le lien ci-dessous:
Notes de lecture
Bibliographie des principaux livres parus
« LA TRAVERSÉE » DE PATRICK DE SAINT-EXUPÉRY CONTINUE DE SUSCITER L’ÉTONNEMENT DES SPÉCIALISTES
Nous avons déjà signalé « La Traversée », ce livre où PSE, deux fois condamné pour diffamation du fait de ses accusations infondées à propos du Rwanda, , récidive en jouant Tintin au Congo et persiste dans son délire en dépit des rapports accablants de l’ONU et des constats du docteur Mukwege, prix Nobel de la paix. Le professeur Reytjens en a fait une critique sévère. A leur tour, Marc Le Pape et Jean-Hervé Bradol rétablissent des vérités bien établies.Etre et avoir été pour l’ancien prix Albert Londres!
« La traversée » DE PATRICK DE SAINT-EXUPÉRY OU « Tintin au Congo » : LE PROFESSEUR FILIP REYNTJENS FAIT JUSTICE D’UNE NOUVELLE IMPOSTURE
Certains ont probablement noté la parution du nouveau livre de Patrick de Saint-Exupéry, « La Traversée », qui se présente comme un carnet de voyage à travers la République Démocratique du Congo avec un objectif : mettre à bas la thèse du double génocide en RDC au moment où, sous l’impulsion du Prix Nobel de la Paix, le Dr Mukwege, on commence à reparler du Rapport Mapping et des massacres perpétrés par l’armée rwandaise et où le président de la République française s’apprête à se rendre à Kigali.
Cet ouvrage a reçu une couverture médiatique importante et ô combien bienveillante, ce qui n’est pas totalement une surprise. Si on peut reconnaître à ce livre des qualités littéraires, force est de constater que Patrick de Saint-Exupéry, comme à son habitude, est d’une partialité sans vergogne.
GUERRE AU RWANDA: L’ESPOIR BRISÉ
« Dans ses mémoires, le Général Dominique Delort témoigne de ce qu’il a vécu de 1990 à 1993 comme acteur de la politique de la France au Rwanda. Son témoignage est clair, précis, documenté et crédible. Il s’inscrit dans la politique de coopération africaine de la France face à une agression extérieure visant à rétablir la paix au Rwanda par un partage du pouvoir entre les belligérants avec les accords d’Arusha. Cet espoir s’est brisé un an plus tard avec l’attentat qui a déclenché le génocide. »

RWANDA, LA VÉRITÉ SUR L’OPÉRATION TURQUOISE PAR CHARLES ONANA
Alors que les « blancs menteurs » ne désarment pas et que mensonges et calomnies continuent de hanter les médias et les réseaux sociaux, il faut signaler la parution du livre de Charles Onana: « Rwanda, la vérité sur l’opération Turquoise » (aux éditions de L’Artilleur). Quand Charles Onana, journaliste et docteur en science politique, parle de vérité, il peut l’affirmer sans forfanterie. Il a passé plus de dix ans à explorer toutes les archives et à recueillir de multiples témoignages. Il est devenu un des meilleurs spécialistes de la région des Grands Lacs. Son diagnostic sur l’opération Turquoise est irréfutable. Le fait que son livre ait été préfacé par le colonel Luc Marchal qui commandait les casques bleus belges à Kigali en 1994 est un gage d’authenticité. Une lecture qui fait du bien.
Le PADRE Richard KALKA « Dieu DÉSARMÉ Journal d’un curé de campagnes »

Avec un titre paradoxal et un sous-titre en clin d’œil à l’ouvrage de Georges Bernanos (journal d’un curé de campagne) le Père Richard Kalka , aumônier militaire parachutiste,original par ses parcours personnel et opérationnel, a été au service des soldats dans des zones d’opérations variées. Il livre dans « Dieu désarmé » avec simplicité et authenticité ce que peut être la vie d’un aumônier militaire dans la variété des situations : les détresses mais aussi les rayons de lumière qui transpercent parfois la violence de la guerre.
Pour ceux qui ont vécu l’opération Turquoise , l’épisode de la naissance de Gisèle à l’infirmerie Saint François de Cyangugu fut un moment émouvant . Nous avions été un certain nombre à assister au baptême de Gisèle par monseigneur Dubost, alors évêque aux armées.
La lettre ci-dessous 25 ans après l’opération Turquoise , est un témoignage de reconnaissance de sa maman, Clémentine, envers le Père Kalka présent lors de la naissance de Gisèle, alors que la communauté en charge de l’infirmerie Saint François avait fui à Bukavu. Lettre
« Les Etats-Unis et le Rwanda Génocidaire » par Titi Palé
En 2019, Titi Palé, docteur en anthropologie sociale de l’Université de Paris 8, a publié, aux éditions de l’Harmattan, un ouvrage qui fera référence dans la connaissance des événements tragiques survenus au Rwanda et dans les pays voisins depuis vingt-cinq ans.
Pourquoi, la veille de l’attentat du 6 avril 1994 qui allait assassiner les deux chefs d’état burundais et rwandais et déclencher le génocide rwandais avant de déstabiliser le Congo, les USA ont-ils prépositionne un bataillon de Marines à Bujumbura ? Pourquoi ont-ils imposé leurs hommes sur l’aéroport de la capitale burundaise en toute urgence et sans prendre le soin ni le temps de demander l’avis du gouvernement burundais ? Pourquoi ont-ils décidé de préparer l’évacuation de leurs concitoyens en envoyant le colonel VUJKOVIC à Kigali quelques heures avant l’attentat qui devait déclencher le génocide ? Titi Palé ne répond certes pas avec une telle précision à ces questions que tout le monde se pose car elles démontrent que les Etats Unis étaient, pour le moins, au courant sinon partie prenbante de l‘attentat qui se préparait et qu’ils étaient conscients des conséquences que ce crime aurait sur les populations civiles vivant au Rwanda. Mais Titi Palé démontre magnifiquement et de manière magistrale, scientifique et peu contestable la proximité qu’entretenaient alors les administrations américaines de Clinton et de Bush avec le président ougandais Museveni et, donc, avec le Front Patriotique Rwandais (F.P.R.) de Paul Kagame.
La lecture de cet ouvrage de Titi Palé, « Les Etats-Unis et le Rwanda Génocidaire » est indispensable à la compréhension des drames successifs qui ensanglantent la région des Grands Lacs depuis le 1 octobre 1990.
Rwanda le paradoxe français
Le lundi 26 novembre 2018, au cercle Aristote, Charles Onana, docteur en sciences politiques, a donné une conférence intitulée « Rwanda le paradoxe français » dans laquelle il analyse scientifiquement preuves à l’appui les incohérences des accusations portées contre la France dans le dossier rwandais.
On ne s’étonnera pas de trouver dans l’exposé de Ch. ONANA des références nouvelles tant les soi-disant chercheurs français, totalement obnubilés par leurs présupposés et par les prétendues archives françaises telles qu’ils les imaginent, négligent délibérément et systématiquement les autre sources , pourtant abondantes et fort instructives.
« LES LARMES DE L’HONNEUR » POURSUIVENT LEUR ROUTE DE SUCCÈS
En son temps, nous avions signalé la réédition du livre du Colonel Hogard et le concert de louanges qu’elle avait entraîné. Aujourd’hui, c’est Patrick Besson qui, dans « Le Point » du 5 décembre 2017, en fait une critique particulièrement élogieuse que nous reproduisons ci-après.


