INTERVIEW DE L’AMIRAL LANXADE DANS « LA CROIX »

 

Le quotidien chrétien, on s’en souvient probablement, a largement donné la parole aux affabulations de Guillaume Ancel secondées par les déclarations d’un mystérieux aviateur anonyme et à peine contre-balancées par une interview tronquée du général Lafourcade. Bien plus, quelques jours plus tard, il publiait une interview ahurissante de Bernard Kouchner, provoquant stupeur et indignation. Le 9 juillet 2018, il redresse le cap avec une interview calme et pondérée de l’amiral Lanxade, chef d’état-major des armées au moment de Turquoise et donc l’homme qui connaît le mieux la réalité des faits.

https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/Pourquoi-France-elle-pas-arrete-genocidaires-loperation-Turquoise-2018-07-08-1200953504?from_univers=lacroix

UNE INTERVIEW DU GÉNÉRAL LAFOURCADE SUR « LA CROIX »

Dans son numéro du 25 juin 2018, « La Croix » a publié un volumineux dossier relatif à l’opération Turquoise qui , à côté des allégations habituelles de Guillaume Ancel et de celles plus neuves d’un mystérieux aviateur anonyme, donne la parole au général Lafourcade dans une interview hélas tronquée « faute de place »(!). On trouvera l’intégralité de l’interview ci-dessous.

https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/Le-livre-Guillaume-Ancel-ineptie-2018-06-24-1200949860?from_univers=lacroix

 

RWANDA. GÉNOCIDE DOUBLE OU SIMPLE? LE COLONEL ROBARDEY S’ENGAGE.

Le livre de Judi Rever « In Praise of Blood » a suscité des commentaires souvent très hostiles, parfois réticents, comme un des derniers en date, celui de Claudine Vidal. Il est vrai que dire qu’il y a eu un double génocide au Rwanda est tenu pour sacrilège. Et pourtant… Dans son blog, sur Médiapart, le colonel Robardey démontre avec une rigueur implacable que c’est bien ce à quoi le simple examen des faits nous conduit.

https://blogs.mediapart.fr/michel-robardey/blog/120618/rwanda-et-genocides-l-embarras-des-chercheurs-0

LE 5 JUIN 2018, FLORENCE PARLY, MINISTRE DES ARMÉES, RÉPOND À UNE QUESTION DU DÉPUTÉ HUBERT JULIEN-LAFERRIÈRE DEVANT L’ASSEMBLÉE NATIONALE

QUESTIONS AU GOUVERNEMENT – Le 05/06/2018 – 16:01:37

François de RUGY, président de l’Assemblée nationale

La parole est à monsieur Hubert JULIEN-LAFERRIERE.

Hubert JULIEN-LAFERRIERE, député LREM du Rhône

Merci Monsieur le Président. Ma question – à laquelle j’associe, pardon, la présidente du groupe d’amitié France-Rwanda, Sira SYLLA – s’adresse à Florence PARLY, ministre des Armées. Madame la Ministre, il y a 15 jours, le président de la République française recevait le président de la République du Rwanda, Paul KAGAME, à l’Elysée pour la première fois depuis 2011. Alors on peut sur ces bancs, bien sûr, avoir un regard critique sur la gouvernance de Paul KAGAME au Rwanda, mais comment ne pas être admiratif de la capacité de résilience de ce pays après le génocide des Tutsis de 1994 qui a fait, rappelons-le, 1 million de victimes ? Alors que des Rwandais avaient massacré des Rwandais à la machette, le pays a su se réconcilier et s’unir en si peu d’années et pourtant dévasté par la guerre, il a su devenir rapidement un pays à l’économie florissante. Et puis le Rwanda s’est aussi fait une place de choix parmi ses grands voisins. On sait que le 23 mars dernier, il est d’ailleurs devenu le premier contributeur financier africain de la force G5 Sahel et je souhaite saluer le soutien de la France à la candidature de la ministre rwandaise des Affaires étrangères à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie. Vous connaissez, Madame la Ministre, nous connaissons tous les accusations qui sont tenues à l’encontre de la France et de ses armées depuis le génocide des Tutsis. C’est pourquoi d’ailleurs lors de leur rencontre, les deux chefs d’Etat ont évoqué la création d’une commission composée d’historiens rwandais et français. Il est d’intérêt dans l’intérêt de tous que cette commission puisse travailler dans de bonnes conditions grâce au processus d’ouverture des archives qui doit continuer, comme l’ont également souhaité les deux chefs d’Etat, parce que mes chers collègues, le travail de mémoire comme la lutte contre l’impunité sont indispensables pour prévenir de tels drames. Alors, Madame la Ministre, pouvez-vous nous en dire plus sur le processus d’ouverture des archives, indiquer quelles sont les ambitions de la France pour rétablir les relations franco-rwandaises apaisées ? Je vous remercie.

François de RUGY

Merci Monsieur le Député. La parole est à Madame Florence PARLY, ministre des Armées.

Florence PARLY, ministre des Armées

Monsieur le Député, vous avez raison, nous devons parler au Rwanda et ceci quel qu’en soit le dirigeant, il est nécessaire de parler à un pays dynamique qui, par ailleurs, exerce cette année la présidence de l’Union africaine. La décision du président de la République a permis de rétablir le dialogue. C’est donc une décision de responsabilité. Mais comme vous l’évoquez également, certains tentent de réécrire l’Histoire et tiennent des propos inacceptables et souvent vendeurs. Je veux dire ici très clairement que je ne laisserai pas entacher l’honneur de nos armées et que je serai toujours là pour le défendre. Concernant l’ouverture des archives, je salue la décision du président de la République qui a affirmé que toutes les archives devaient être concernées, pas seulement celles des armées qui ont systématiquement donné suite aux demandes de déclassification qui leur ont été adressées. Il n’y a donc aucune raison d’avoir peur car c’est la déclassification qui permettra aussi d’apaiser les fantasmes et de mettre un terme à d’insupportables suspicions. C’est aussi ce que permettra la deuxième annonce du président de la République, celle de réunir les conditions pour un travail d’étude et de mémoire. Il faut dépassionner l’Histoire pour pouvoir l’étudier, permettre à une opinion éclairée de se forger. Nos enfants doivent savoir ce que la France a fait au Rwanda. Ils doivent savoir ce que nos militaires y ont fait. Nous sommes toujours aux côtés de ceux qui ont combattu pour la France, nous y serons jusqu’au bout, jusqu’à ce que la vérité ait pu être faite et c’est tout ce que désirent nos armées.

François de RUGY

Merci Madame la Ministre.

UNE INTERVIEW IMPORTANTE DE L’AMIRAL LANXADE

Interviewé par David Servenay pour « Le Monde » à propos du Rwanda, l’amiral Lanxade met les choses au point et réfute les bobards qui circulent curieusement en ce moment. Rappelons que l’amiral était chef de l’état-major particulier du président de la République au moment de l’offensive du RPR contre le Rwanda, en octobre 1990, puis chef d’état-major des armées en 1994 lorsque fut déclenchée l’opération Turquoise. Personne mieux que lui n’est au fait de la réalité de la totalité des évènements qui ont jalonné le drame rwandais.

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GÉNÉRAL ROMÉO DALLAIRE: LES QUESTIONS QUI FÂCHENT.

C’est vrai, l’attitude du général Dallaire, chef de la MINUAR, a été surprenante tout au long de son mandat au cours de la crise rwandaise et même au delà. Etait-ce incompétence, partialité ou…? Le professeur Bernard Lugan, africaniste éminent, s’interroge à son tour dans le numéro 101 de « L’Afrique nouvelle »: et si  son objectif secret avait été de permettre la réalisation du plan américain dans la région des Grands Lacs?

Rappelons à cette occasion son ouvrage très bien documenté et pertinent: « Rwanda. Un génocide en question ».

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UNE INTERVIEW PASSIONNANTE

Nous avons rendu compte récemment de la parution d’un ouvrage remarquable, celui de Judi Rever, « In Praise of Blood », qui démontre la réalité du double génocide au Rwanda. Il est regrettable qu’une version française n’ait pas accompagné cette sortie. A défaut, on pourra prendre connaissance de l’interview de Judi Rever par l’IVERIS (Institut de veille et d’étude des relations internationales et stratégiques).

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LE COLONEL HOGARD MET LES CHOSES AU POINT APRÈS LA PARUTION DU LIVRE DE GUILLAUME ANCEL

Le colonel Jacques Hogard, qui eut Guillaume Ancel sous ses ordres au cours de l’opération Turquoise, se livre à une lecture attentive et serrée du livre de Guillaume Ancel « Rwanda, la fin du silence ». Il peut le faire: il était un des acteurs majeurs de l’opération. Son diagnostic est sans appel.

Le Rwanda vu par Ancel, l’histoire révisée de l’opération Turquoise

Les 15, 16 et 17 mars dernier, à l’approche du 24ème anniversaire du génocide rwandais (déclenché le 7 avril 1994 au lendemain de l’assassinat du président rwandais Juvénal Habyarimana et de son homologue burundais),  le journal vespéral Le Monde a publié pas moins de six articles sur le sujet sous la plume d’un journaliste, David Servenay, connu depuis des années pour son parti pris en faveur de la thèse d’une culpabilité de la France dans le génocide rwandais.

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