ASSASSINAT DES GENDARMES A KIGALI. MALGRÉ LES HONNEURS, L’AFFAIRE N’EST PAS CLOSE

« L’assassinat de deux sous-officiers de la Gendarmerie Nationale française et de l’épouse de l’un d’entre eux, perpétré le 8 avril 1994 à Kigali (Rwanda), demeure depuis bientôt 32 ans un de ces sujets qui semblaient jusqu’à une date récente ne pas devoir être traité comme il convenait.

Il a fallu plus de trente ans pour que, en juin 2025 et à la demande insistante de l’Association France Turquoise, la qualité de « Mort pour la France » soit enfin reconnue à ces trois victimes.

Assommées par la douleur, rongées par le doute et l’incertitude, mal accompagnées, les familles de ces trois victimes n’ont finalement cédé aux invitations à porter plainte qu’en avril 2024. Encore était-ce sur l’insistance de l’association de Survie dont les avocats ne cachent pas leurs espoirs dans Le Monde : « Nous espérons que, malgré les évidentes gênes qui ont entouré cette affaire, la justice contribuera à dissiper des zones d’ombre qui persistent dans ce quadruple homicide et sur la possible implication française dans l’attentat du 6 avril 1994 », osent Mes Bernardini et Simon. Il faudra donc veiller à ce que cette démarche judiciaire soit une véritable et sincère recherche de vérité !

Dans ce contexte pour le moins confus, plusieurs associations de Rwandais soucieux de connaître l’histoire vraie de leur pays, souhaitent que, enfin, les auteurs de ce crime de guerre, connexe du génocide perpétré dans une même unité de temps et de lieu , soient enfin dénoncés, jugés et condamnés. Quels que soient ces assassins, nous ne pouvons que nous associer à cette exigence. »

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