HUBERT VÉDRINE PARLE À PROPOS DE TURQUOISE

Dans son n°140 du 1er février 2017, l’hebdomadaire « Le 1 » ouvre une « contre-enquête » passionnante sur le Rwanda et y rétablit un certain nombre de vérités régulièrement attaquées par le régime de Kigali et les « blancs menteurs ».

Avec l’aimable autorisation d’Eric Fottorino, directeur du journal, France Turquoise en publie quelques extraits.

C’est tout d’abord Hubert Védrine, proche conseiller du président Mitterrand au moment des faits (il a été secrétaire général de l’Élysée de 1991 à 1995) qui déclare dans une interview, à propos de l’opérationTurquoise: »CE QUI A ÉTÉ TENTÉ A ÉTÉ HONORABLE DE BOUT EN BOUT « .

Il récuse en conséquence toute idée de connivence entre la France et les génocidaires hutus et soutient qu’au contraire et dès le début des évènements, la France a cherché à éviter la tragédie au milieu de l’indifférence internationale.    

  Lire Interview Hubert Vedrine

                   

LOUISE ARBOUR RECONNAIT QUE SON ACTION A ÉTÉ ENTRAVÉE. UNE ANALYSE PERTINENTE D’ALEXIS TWIZERIMANA.

L’attentat du 6 avril 1994 nous concerne directement car un membre de notre association a perdu son mari dans le crash de l’avion et a entamé une procédure judiciaire avec plainte contre X. Dans le cadre de nos statuts nous soutenons cette initiative pour connaitre la vérité sur ce dramatique évènement.

Procureur en chef près le Tribunal pénal international pour le Rwanda du 1° octobre 1996 au 15 septembre 1999, Louise ARBOUR a récemment reconnu – mieux vaut tard que jamais- qu’elle avait été empêchée de remplir pleinement son mandat. Certaines enquêtes rentrant dans le mandat du tribunal auraient été bloquées car incriminant le FPR. Tout particulièrement, toute enquête sur l’attentat du 6 avril 1994 aurait été empêchée par le gouvernement de Kigali et ses alliés.

 Alexis Twizerimana mesure ici ce que fut l’impact des pressions révélées par celle qui fut sa « patronne ». Ancien enquêteur au TPIR, il a vécu en direct et ès-qualité les renoncements de madame ARBOUR. Il désigne aujourd’hui ceux qui firent passer son procureur sous les fourches caudines de la politique américano-canadienne. Il mesure les dégâts causés par la forfaiture du Parquet sur le fonctionnement de la justice internationale. Il expose l’échec du TPIR à démontrer à la fois la réalité des faits et leur irréalité telle que la souhaitait les puissances instrumentalisant l’ONU. Ses sources, aussi nombreuses qu’incontestables, font de ce texte  un document incontournable pour qui veut comprendre la bataille médiatico-judiciaire conduite par Kagame depuis vingt -sept ans.

 Ce faisant, Alexis Twizerimana pointe aussi l’immense responsabilité de la Justice française qui se retrouve dans l’inconfortable  situation de devoir pallier les carences du TPIR et de faire ce que Kagame a jusque-là réussi à empêcher. Chargée sur plaintes des familles des victimes d’instruire sur l’attentat du 6 avril 1994, les magistrats français se trouvent chargés de désigner devant l’Histoire celui  qui a  non seulement  commis un « simple » assassinat collectif d’une vingtaine de victimes rwandaises et françaises mais surtout celui qui a déclenché – de manière probablement délibérée –  le génocide rwandais de 1994.

 Comme elles ont pesé sur les magistrats du TPIR,  les pressions de toutes sortes pèsent lourdement sur les magistrats chargés de ce dossier. Espérons que la justice française, qui comme chacun le sait, est indépendante, saura mieux résister que ne l’a pas fait la justice internationale. »

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UNE BONNE NOUVELLE: LA RÉÉDITION DE « LES LARMES DE L’HONNEUR » DU COLONEL HOGARD.

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Malgré le silence gêné des « blancs menteurs » et au moment où les relations franco-rwandaises connaissent un nouveau raidissement, cette réédition augmentée n’est pas passée inaperçue et a été saluée par quelques connaisseurs.
Ainsi ,dans Paris Match, Patrick Forestier, qui fut présent au Rwanda au moment de l’opération Turquoise, fait, le 14 novembre 2016, un compte rendu très flatteur de l’ouvrage. (
voir lien ci-dessous)

http://www.parismatch.com/Actu/International/Jacques-Hogard-rehabilite-l-operation-turquoise-au-Rwanda-1117847

De même, le 16 novembre 2016, Leslie Varenne, de l’IVERIS (Institut de veille et d’étude des relations internationales et stratégiques) publie une note de lecture où elle dit tout le bien qu’elle pense du livre et en profite pour évoquer les opérations troubles du clan Clinton-Albright en Afrique. (voir lien ci-dessous)

https://www.iveris.eu/list/notes_de_lecture/212-les_larmes_de_lhonneur_jacques_hogard

 

THEOGENE RUDASINGWA LIVRE SON ANALYSE DE LA POLITIQUE CONSTAMMENT ANTIFRANCAISE DU PRESIDENT KAGAME.

ob_f9b78a_theogene-rudasingwaNous reprenons à titre de contribution au débat un article publié par « La Tribune franco-rwandaise » et daté de 2014 dans lequel Théogène Rudasingwa se livre à une attaque en règle de la politique antifrançaise de Paul Kagame.
Pour ceux qui l’ignoreraient encore, monsieur Rudasingwa est l’ancien secrétaire général du FPR. Il s’est par conséquent opposé en son temps à l’opération Turquoise en 1994. Il fut par la suite ambassadeur du Rwanda aux Etats-Unis et directeur de cabinet du président rwandais. On ne peut donc guère être mieux informé sur les menées de Paul Kagame.
Il vit en exil aux Etats-Unis depuis 2004.

SITUATION AU RWANDA: L’ANALYSE DU PROFESSEUR REYNTJENS

Au moment où la perspective d’un affrontement Rwanda-Burundi sur des bases ethniques commence à être envisagée  comme une hypothèse plausible, il serait utile de lire l’analyse que fait le professeur Filip Reytjens, un des meilleurs spécialistes de la région, de la situation actuelle au Rwanda, situation qui est loin de s’améliorer au regard de la démocratie, de la justice et des droits de l’homme.

  Lire l'analyse

INTERVIEW DU COLONEL HOGARD: LA VÉRITÉ TRANQUILLE

22 ans après, interviewé par La Tribune franco-rwandaise, le colonel Jacques Hogard, qui fut un des acteurs majeurs de l’opération Turquoise, revient sur ces moments dramatiques. C’est l’occasion pour lui de remettre calmement les choses en place et de démonter posément les mensonges répandus par le régime de Kigali et ses affidés, les « blancs menteurs ».

https://www.youtube.com/watch?v=afcQEhdd2ik

 

VINGT ANS D’HISTOIRE RWANDAISE, UN DOCUMENT LIMPIDE

Nous avons lu avec beaucoup d’intérêt l’étude du SIRÉAS (Service international de recherche, d’éducation et d’action sociale) intitulée « Rwanda: la controverse historique 20 ans après ».
   Rédigée en 2015, simplement mais avec beaucoup de rigueur, appuyée sur des documents et témoignages irréfutables, elle rétablit tout bonnement la vérité, après des années d’enfumage et de mensonges, en répondant aux questions que chacun se pose mais auxquelles il est si mal répondu.
   Son auteur, Mauro Sbolgi, « éditeur responsable » du SIRÉAS, connaît le Rwanda depuis longtemps sans avoir été impliqué dans les tragiques évènements. Il aborde toutes ces questions avec l’objectivité qui est la marque du SIRÉAS, cette association bruxelloise dont le but est « l’aide sous toute ses formes à toute personne et en particulier aux immigrés et réfugiés, sans distinction de race ou d’opinion religieuse ».
    Lecture recommandée à tous ceux qui veulent se remettre les idées à l’endroit!

RWANDA: À QUI PROFITE LE CRIME ?

A l’heure où désinformation et enfumage vont bon train, c’est une question qui mérite d’être posée.
Bernard Lugan, le colonel Hogard et le colonel Robardey lui ont apporté des réponses dans un débat enregistré sur « Radio Courtoisie », il ya deux ans, et qu’il est bon de réécouter.

ET S’IL N’EN RESTE QU’UN…

On se souvient que, le 19 mars 2016, un groupe de 43 parlementaires adressait une lettre ouverte au ministre des Affaires étrangères, lui demandant d’envoyer une délégation à Kigali pour commémorer le déclenchement du génocide.
Après la réponse de M. Ayrault qui pouvait facilement être comprise comme une fin de non-recevoir, un seul parlementaire, M. Hervé Féron, insistait et faisait le voyage à Kigali pour la circonstance, ce que n’a pas apprécié le colonel Luc Marchal qui fut le commandant du secteur de Kigali au sein de la MINUAR. Il lui rappelle quelques vérités dans la lettre ci-dessous.