UN NOUVEAU TÉMOIGNAGE SUR L’OPÉRATION TURQUOISE

de Parcevaux Rwanda 04 _1Ce livre écrit par Alain et Armelle de Parcevaux, est une suite de récits vécus par ce ménage responsable d’une mission de l’Ordre de Malte au Rwanda entre juillet 1994 et janvier 1995.Partis pour une simple mission d’évaluation début juillet, ils ont été par la force des évènements à créer puis gérer dans l’urgence un premier camp de réfugiés de 5.000 personnes.

Le soutien des militaires français de l’opération Turquoise a été déterminante dans la réussite de cette mission.

DISPARITION D’UN TÉMOIN GÉNANT: « L’AFRIQUE RÉELLE » S’ÉTONNE

Question à Madame Taubira, garde des Sceaux et ministre de la Justice : comment la justice française va t-elle réagir alors qu’à la veille d’être interrogés, les témoins du juge Trévidic sont « liquidés »?

Deux témoins du juge Trévidic ne témoigneront plus. Le colonel Patrick Karegeya, ancien chef des renseignements extérieurs de Paul Kagamé prétendait prouver au juge l’implication de ce dernier, dans l’assassinat du président Habyarimana; il fut étranglé le 31 décembre 2013 dans sa chambre d’hôtel de Johannesburg. Emile Gafarita, l’un des trois membres du FPR qui transportèrent depuis l’Ouganda jusqu’à Kigali les missiles qui abattirent l’avion du président Habyarimana a été enlevé à Nairobi le 13 novembre 2014. Il n’a pas réapparu depuis.

Tous deux étaient à la veille d’être auditionnés par les juges Trévidic et Poux qui enquêtent sur l’attentat du 6 avril 1994 qui coûta la vie au président Habyarimana, assassinat qui fut le déclencheur du génocide du Rwanda.

Après le meurtre de Patrick Karegeya, le général Kagamé avait prévenu : « Celui qui trahit son pays, celui qui trahit le Rwanda, quel qu’il soit, ne peut pas s’en sortir sans payer le prix ».

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PLANIFICATION DU GÉNOCIDE AU RWANDA

Deux historiens, experts auprès du TPIR, André Guichaoua et Bernard Lugan, s’appuyant sur les données recueilles par le tribunal et sur ses jugements, arrivent à la même conclusion: le génocide rwandais n’a pas été planifié.

Il faudra bien qu’un jour, le FPR rende des compte devant la justice internationale.

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RWANDA’S UNTOLD STORY

La BBC vient de diffuser un remarquable documentaire sur le génocide et de s’attirer du même coup les foudres du régime de Kigali, ce qui prouve qu’il a visé juste.

UN COLLOQUE QUI S’ANNONCE PASSIONNANT.

LA DESINFORMATION HISTORIQUE. UN CAS D’ECOLE : LE RWANDA

Colloque organisé le lundi 17 novembre, à 20 heures, à la Maison des Mines 270 rue Saint Jacques (75005, métro port Royal) par l’Association pour l’Histoire

Au printemps 1994, la tragédie rwandaise voyait le massacre généralisé de la minorité tutsie, aboutissement d’une confrontation ethnique apparue lors de l’accès à l’indépendance. Entretenue par les Tutsis du FPR réfugiés en Ouganda, la guerre contre le pouvoir hutu installé à Kigali a vu la France intervenir au profit de celui-ci, puis se poser en arbitre pour que s’impose une solution négociée, acquise à la veille du déclenchement du génocide mais remise en cause après la destruction de l’avion du président Habyarimana.

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« UN HOMME QUI POSE LES BONNES QUESTIONS »

Les victimes du Rwanda
Les victimes du Rwanda

« Les massacres du Rwanda 20 plus tard. À la recherche de la vérité.   par André Sirois  – Mondialisation.ca, 18 avril 2014

L’auteur est avocat et fonctionnaire de l’ONU, André Sirois a notamment contribué à mettre sur pied le Tribunal international pour le Rwanda de 1995 à 1997.

L’anniversaire des massacres du Rwanda devrait être enfin l’occasion de revoir la version des faits partisane et mensongère que, bien souvent pour des raisons inavouables, l’on tente de nous imposer depuis 20 ans. J’ai participé à la mise sur pied du Tribunal international pour le Rwanda de 1995 à 1997 et depuis, je suis étonné de voir la facilité avec laquelle est acceptée une version qui devrait être critiquée très sévèrement. Il est impossible d’entreprendre de corriger ou de questionner ici toute la masse d’informations fausses que l’on nous assène ainsi. Je voudrais cependant indiquer quelques questions de fond que l’on devrait se poser à la lecture d’un texte au sujet des massacres du Rwanda.

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PAR-DELÀ LE GÉNOCIDE

par_dela_le_genocideCette année 2014 marque les 20 ans du funeste Génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda. Nouvelle occasion de commémorer tous les Rwandais morts dans l’injustice la plus totale. Occasion, précisément, de rappeler que plusieurs dizaines de milliers d’entre eux ont été les victimes de violences meurtrières commises en parallèle au Génocide entre 1990 et 2000. L’Armée patriotique rwandaise de l’actuel président Paul Kagame en fut la première responsable, assistée dans bien des cas par des civils Tutsi rescapés du Génocide ou fraîchement rapatriés. Avec deux décennies de recul, dix-sept témoins ou victimes de ces tueries décrites pour beaucoup comme systématiques et planifiées partagent leurs états d’âmes. En autant de récits précis, poignants, effrayants. Ils ont saisi la chance qui leur était offerte de raconter à la face du monde l’autre histoire récente du Rwanda, celle que les autorités voudraient pouvoir effacer. Il reste urgent, aujourd’hui, de dire toute la vérité pour entrevoir la réconciliation.

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FRANÇAIS, ON VOUS MENT !

Lettre ouverte aux journalistes et intellectuels français

A nouveau, vingt ans après, une voix s’élève pour dénoncer les mensonges qui entourent le drame rwandais. Et cette voix n’est pas des moindres, c’est celle de Théogène Rudasingwa, l’ancien bras droit de Kagamé, commandant des forces armées du FPR, dans une lettre ouverte parue dansCauseur du 12 août 2014. A lire avec attention.
Lettre ouverte aux journalistes et intellectuels français  par Theéogène Rudasingwa – causeur.fr, le 12 août 2014

Vingt ans après le génocide qui a coûté la vie à des centaines de milliers de Tutsi et de Hutu modérés au Rwanda, l’histoire réécrite par Paul Kagamé est en passe de devenir une vérité officielle pour nombre de commentateurs français. Selon le régime rwandais et ses thuriféraires français, l’attentat du 6 avril 1994, au cours duquel l’avion qui ramenait à Kigali le président rwandais Juvénal Habyarimana et son homologue burundais Cyprien Ntaryamira a été abattu, aurait été perpétré par des extrémistes hutu qui cherchaient à empêcher l’application des accords de réconciliation d’Arusha. Ce qui permet de désigner la France, allié du gouvernement de l’époque, comme complice, voire comme responsable du génocide.Comme à leur habitude, nombre de médias, trop heureux de pouvoir alourdir le dossier d’une France criminelle en plus d’être coloniale, se sont rués sur ces allégations.

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OPÉRATION TURQUOISE, AFFABULATIONS. UNE MISE AU POINT DU GÉNÉRAL LAFOURCADE

Opération Turquoise au Rwanda :
amalgames et affabulations.

L’hebdomadaire Jeune Afrique laisse entendre, dans un article du 1er juillet dernier, qu’au cours du colloque consacré au Rwanda qui s’est tenu au Sénat le 29 juin, François Léotard aurait affirmé que l’opération Turquoise aurait apporté un soutien aux FAR[1], s’opposant ainsi au FPR[2]. Le journal fait un amalgame regrettable entre la période 90/93 pendant laquelle la France a soutenu le régime rwandais et l’opération Turquoise qui a eu lieu de juin à août 1994.

En tant que commandant de l’opération Turquoise, j’ai participé à la préparation et à la planification de cette opération. Le gouvernement français  a le premier reconnu le génocide et, face à l’inertie des autres grandes puissances, a souhaité y mettre fin pour des raisons humanitaires. Sur proposition de la France, le mandat de la résolution 929 des Nations Unies donnait mission à notre pays de protéger les populations menacées, en employant la force si nécessaire, en toute impartialité, c’est-à-dire aussi bien contre les unités des FAR que contre celles du FPR commettant des massacres et des exactions. Conformément à la volonté du gouvernement français, le mandat fut limité à deux mois .Cela signifiait  que la France n’avait pas l’intention de revenir durablement au Rwanda.

J’affirme que la Force Turquoise a rigoureusement respecté le mandat d’impartialité fixé par l’ONU, n’apportant aucun soutien aux FAR et désarmant les unités rwandaises se trouvant dans la Zone de Sécurité créée par l’ONU. En revanche, conformément au mandat et au statut démilitarisé de cette zone, Turquoise s’est opposée à toute tentative de pénétration armée du FPR qui pourchassait les populations. Par ailleurs, la force aérienne  a dû effectuer une intervention dissuasive mi-juillet sur le FPR qui bombardait les installations hospitalières de Goma depuis Giseny.

Contrairement aux affabulations de certains irresponsables et idéologues engagés, François Léotard, dans une interview à RFI le 3 juillet, précise que la feuille de route de Turquoise ordonnait d’éviter la confrontation avec le FPR et qu’aucune offensive sur Kigali n’avait été planifiée. Pour ce qui me concerne, que ce soit pendant la préparation de l’opération ou lors du déploiement de la Force, j’affirme qu’aucun raid sur Kigali ou action contre le FPR n’ont été planifiés et que je n’ai jamais reçu ni donné d’ordres ou de directives pour bloquer le FPR. Tous les documents opérationnels en font foi.

J’appelle les observateurs et commentateurs à davantage de rigueur dans leurs analyses et à se méfier des témoignages subjectifs et partisans. Je les incite à s’appuyer sur des faits et des documents incontestables, notamment les ordres d’opérations qui engagent les troupes sur le terrain et qui sont à leur disposition.

Général Jean Claude LAFOURCADE
Commandant l’opération Turquoise

[1] FAR : forces armées rwandaises (gouvernementales)
[2] FPR : front patriotique rwandais (tutsi)