MORT DE PIERRE PÉAN: UN AMI NOUS A QUITTÉS

C’est avec stupéfaction et tristesse que nous avons appris le décès de 
Pierre Péan.  Il était notre ami parce qu’il était d’abord un homme 
d’honneur et de vérité.

Le général Lafourcade lui rend hommage sur notre site. Nous reprenons 
aussi parmi les nombreux textes qui lui ont été consacrés le communiqué 
du président de la Rébublique et l’excellent article de Richard 
Labévière dans Marianne.

https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/07/26/deces-de-pierre-pean

SE SOUVENIR : VINGT-CINQUIÈME ANNIVERSAIRE DE L’OPÉRATION TURQUOISE

Organisé par le ministère des armées en coopération avec l’association France Turquoise, la commémoration du  vingt-cinquième anniversaire de  l’opération Turquoise  s’est déroulée le vendredi 14 juin 2019 à l’hôtel des Invalides.

Elle  a comporté trois évènements.

En fin de matinée, Florence Parly, ministre des armées, a inauguré l’exposition photos comportant  vingt panneaux  dans    le corridor de l’Orient.

A  midi, le film « Turquoise : je me souviens »  a été projeté dans le salon d’honneur de l’hôtel de Invalides en présence de la ministre et des anciens de l’opération Turquoise qui avaient pu se rendre à Paris. A l’issue de la projection emprunte de beaucoup d’émotion, Florence Parly a rendu hommage aux participants de l’opération Turquoise et a salué individuellement les anciens présents.

A 14h30 deux tables rondes ont été organisées dans l’auditorium du Musée de l’Armée.

Elles ont été introduites par l’amiral Lanxade, ancien CEMA à l’époque de Turquoise, qui a rappelé les conditions dans lesquelles  l’opération a été lancée.

Les tables rondes animées par Philippe Chapleau ont permis d’entendre les témoignages de participants de terrain : officier, sous-officier, aumônier, médecin, infirmière, reporter de l’ECPAD.

Le général  d’armée Lecointre, chef d’état-major des armées,  alors commandant  de compagnie  pendant Turquoise, a conclu  cette séance de tables rondes  en rappelant la complexité de cette opération et en fustigeant ceux qui veulent des vérités simples.

Le film «  Turquoise : je me souviens », réalisé par le major Froidure de l’ECPA à partir d’images d’archives et de témoignages récents de participants à l’opération, suffit à lui seul à illustrer les propos du général Lecointre.

« MÉFIEZ-VOUS DE VOTRE PREMIÈRE RÉACTION, C’EST SOUVENT LA BONNE »

C’est vrai, lorsqu’on lit le rapport  établi par le capitaine Ancel à son retour de l’opération Turquoise, on se demande si c’est le même homme qui, 25 ans après, court les médias et les réseaux sociaux pour dénoncer les turpitudes de la France et sa complicité dans le génocide rwandais.

« L’Opération Turquoise fut un succès indéniable » (Capitaine Guillaume Ancel,15 septembre 1994 ) https://www.france-turquoise.com/wp-content/uploads/2019/06/rapport-de-mission.pdf

«RWANDA, ILS PARLENT » : QUAND HISTORIENS, JOURNALISTES ET HUMANITAIRES PRENNENT LA DÉFENSE DE TURQUOISE.

Le 6 mai 2019

    Laurent Larcher, journaliste-écrivain vient de publier un livre « Rwanda, ils parlent » dans lequel il reproduit intégralement les interviews qu’il a réalisés auprès d’acteurs et de témoins de l’opération Turquoise.

   Il donne ainsi la parole à d’éminentes personnalités du monde universitaire, médiatique et humanitaire que nous remercions pour avoir contribué au rétablissement de la vérité sur l’opération Turquoise. Les déclarations de ces témoins font justice des accusations complaisamment véhiculées sur la planification d’une action offensive contre le FPR, l’intervention à Bisesero, la protection et l’exfiltration des génocidaires et l’incitation des populations à fuir au Zaïre.

   En voici quelques extraits :                                                                                                             

Gérard Prunier (historien chercheur) : « Je ne crois pas à Turquoise offensive. Si ça avait été offensif, on l’aurait vu. On était bien au balcon pour le voir ».

Patrick de Saint-Exupéry (journaliste) : « Je n’ai jamais entendu quelqu’un dire qu’il fallait aller à Kigali pour remettre en place le gouvernement intérimaire. Ça je ne l’ai jamais entendu

Vincent Hugeux (journaliste) : « Aucun d’entre eux (les militaires de Turquoise) ne dit « on va soutenir le gouvernement intérimaire ». Moi, je ne l’ai jamais entendu. »

Jean-Baptiste Naudet (journaliste) : « J’arrive à Goma fin juillet. Tout le gouvernement intérimaire était à Goma. S’il était passé par la zone Turquoise il aurait été à Bukavu. Ce n’est pas le cas. »

Alain Boinet (Solidarité internationale) : « Les soldats français ont stabilisé la zone. On a vu des officiers sur des Jeeps disant aux déplacés « Restez ici, ne bougez pas, c’est votre pays.Restez où vous êtes. » L’armée française a amélioré les choses, ça a stabilisé les hutus. »

Jean-Hervé Bradol « Médecins sans frontières » : « En zone FPR il n’y a personne. C’était visuel, c’était vide. Les libérateurs ne sont pas super populaires auprès des libérés. » « Entre l’intérieur du Rwanda et l’est du Zaîre, le FPR a massacré plusieurs centaines de milliers de personnes ».

   « Turquoise a permis de sécuriser. Ça a créé les conditions de sécurité qui permettent une opération humanitaire de secours. Ça a permis de sauver quelques milliers de tutsis survivants. »

   « Ça a évité que les réfugiés aillent à Bukavu. »

   « Quand je vois les critiques sur Bisesero, ça ne se passe pas du tout comme ça. Pour une force qui vient d’être projetée depuis trois jours, on est complétement largués…le temps qu’on déploie, qu’on déballe, qu’on s’organise, qu’on comprenne ce qu’il y a autour de vous, ça ne va pas à cette vitesse-là. Ceux qui critiquent, c’est ne pas connaître les opérations, ni militaires, ni humanitaires, ni les opérations en général. »

   Concernant les affirmations de GuillaumeAncel : « Je ne me souviens pas d’un millimètre de vrai dans la situation sur le terrain en 1994. Dans le fond, on voit souvent des gens qui veulent acheter leur place au paradis en faisant quelques belles actions ou en se mettant en scène. »

Nous pourrions ajouter à ces témoignages qui rétablissent la vérité, celui de l’ex-capitaine Guillaume Ancel, qui a participé à l’opération en 1994. Il affirme dans son compte rendu de fin de mission et le confirme dans une revue militaire que l’opération Turquoise a été « un succès indéniable ». Depuis il s’est taillé une certaine célébrité médiatique en se livrant à des affabulations largement reprises par les « blancs menteurs ». Pour comprendre il suffit de lire le commentaire de Jean-Hervé Bradol ci-dessus.

                                                            La rédaction de France Turquoise

LA FRANCE ET LE RWANDA. UNE ANALYSE DES DÉCISIONS PRÉSIDENTIELLES.

Sur le site de la Fondation Jean Jaurès, Serge Dupuis, universitaire, chercheur spécialisé dans l’Afrique des Grands lacs, se livre à une analyse fine et équilibrée des récentes décisions présidentielles concernant nos relations avec le Rwanda (la constitution d’une commission d’historiens et l’absence présidentielle aux commémorations de Kigali).

https://jean-jaures.org/nos-productions/rwanda-les-decisions-du-president-macron

UN PORTRAIT DU GÉNÉRAL ROMÉO ALLAIRE: DES QUESTIONS QUI SE POSENT TOUJOURS.

Dans le n° 113 de « L’Afrique Réelle », le professeur Bernard Lugan, un des meilleurs spécialistes du Rwanda, se penche sur l’action et la personnalité du général canadien qui commandait la MINUAR au moment du génocide rwandais… Le constat est sans complaisance et parfaitement étayé. Des questions se posent encore, la première étant: pourquoi cet officier a-t-il agi ainsi?

LE PARTI SOCIALISTE NE SOUHAITE PAS VOIR LE PRÉSIDENT MACRON À KIGALI

Dans un article daté du 15 avril 2019, l’hebdomadaire « Jeune Afrique » révèle qu’Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a refusé de signer une pétition qui demandait que le président de la République se rende à Kigali pour y tenir « un discours de vérité ». Ses arguments sont solides.

APRÈS L’INTERVIEW PRUDENTE DU JEUNE DÉPUTÉ HERVÉ DERVILLE, LE JOURNALISTE PATRICK FORESTIER MET LES CHOSES AU POINT.

Rappelons qu’Hervé Derville a été désigné comme « représentant spécial » du président Macron pour assister aux cérémonies de commémoration du génocide rwandais, le 7 avril 2019. Les deux articles sont parus le même jour dans « Le Télégramme ».

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