Pétition

« A ce jour en effet, seule une partie au conflit a été traduite devant le TPIR alors que les crimes relevant de la compétence de ce Tribunal ont été commis par les deux parties belligérantes. Concernant les crimes de génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’Humanité commis du côté du FPR, plusieurs rapports vous ont été soumis par des agences des Nations unies telles que le HCR en 1994, des ONG tels que Human Rights Watch, Amnesty International en 1994, et en 1995 concernant les massacres de Kibeho, l’extermination de centaines de milliers de réfugiés rwandais et de millions de Citoyens de la République Démocratique du Congo entre 1996 et 2003. »

« En effet, la guerre menée par le FPR contre le Rwanda depuis octobre 1990 a provoqué une exacerbation des tensions ethniques parmi la population. L’épreuve de force qu’il a engagée durant les années 1992 à 1994 pour prendre le pouvoir a provoqué des milliers de morts. Les massacres et exterminations qu’il a commis, soit à Kibeho, en République Démocratique du Congo ou ailleurs, après la prise du pouvoir, sont postérieurs à l’année 1994. Si le TPIR clôturait ses travaux sans juger les auteurs de ces crimes, les Nations unies auraient créé un tribunal non pour rendre justice mais pour en faire « le Tribunal du Vainqueur », créant ainsi un obstacle majeur à la réconciliation des Rwandais, et auraient de ce fait consacré la culture de l’impunité au Rwanda et dans toute la région des grands lacs. »

Texte dans son intégralité:  http://www.ipetitions.com/petition/fedar/index.html

Kagame criminel de guerre ?

Filip Reyntjens est un constitutionnaliste et politologue belge né en 1950. Il est professeur de droit et de sciences politiques à l’université d’Anvers. Il est spécialiste de l’Afrique subsaharienne, et notamment du Rwanda, premier pays sur lequel il a travaillé et auquel il consacre toujours une grande part de ses publications. Ses recherches portent principalement sur le droit constitutionnel, les politiques de développement et l’histoire de l’Afrique des grands lacs.

De 1976 à 1978, à la demande du président Juvénal Habyarimana, il a participé à l’élaboration de la constitution rwandaise. Il a été expert auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda jusqu’en 2005, date à laquelle il a démissionné pour protester contre l’impunité des membres du Front patriotique rwandais.(FPR, armée tutsi de Kagame) 

Il dirige une publication annuelle, Afrique des grands lacs : annuaire, publiée par les éditions de L’Harmattan.

Dès 1990, il a fortement critiqué les thèses de Jean-Pierre Chrétien et son « école franco-burundaise ». Il les accuse notamment de minimiser à outrance l’existence des ethnies, d’appliquer au Rwanda les schémas du Burundi et de refuser tout débat — en dénigrant leurs contradicteurs comme racistes ou sympathisants des extrémistes hutus.

À propos du génocide au Rwanda, Filip Reyntjens a progressivement modifié ses positions, atténuant ses critiques contre la France, et insistant davantage sur les responsabilités du Front patriotique rwandais, dont il avait d’ailleurs dénoncé les crimes dès 1995. Filip Reyntjens a qualifié Paul Kagame de « plus grand criminel en fonction ». Tout en critiquant certains aspects du livre de Pierre Péan, il a reconnu que son enquête sur les réseaux pro-FPR en France et en Belgique était sérieuse et tout à fait intéressante.

Extraits de l’encyclopédie Wikipédia