RWANDA, LA VÉRITÉ SUR L’OPÉRATION TURQUOISE PAR CHARLES ONANA

  Alors que les « blancs menteurs » ne désarment pas et que mensonges et calomnies continuent de hanter les médias et les réseaux sociaux, il faut signaler la parution du livre de Charles Onana: « Rwanda, la vérité sur l’opération Turquoise » (aux éditions de L’Artilleur).  Quand Charles Onana, journaliste et docteur en science politique, parle de vérité, il peut l’affirmer sans forfanterie. Il a passé plus de dix ans à explorer toutes les archives et à recueillir de multiples témoignages. Il est devenu un des meilleurs spécialistes de la région des Grands Lacs. Son diagnostic sur l’opération Turquoise est irréfutable.  Le fait que son livre ait été préfacé par le colonel Luc Marchal qui commandait les casques bleus belges à Kigali en 1994 est un gage d’authenticité.  Une lecture qui fait du bien.

Le PADRE Richard KALKA « Dieu DÉSARMÉ Journal d’un curé de campagnes »

Avec un titre paradoxal et un sous-titre en clin d’œil à l’ouvrage de Georges Bernanos (journal d’un curé de campagne) le Père Richard Kalka , aumônier militaire parachutiste,original par ses parcours personnel  et opérationnel,  a été au service des soldats dans des zones  d’opérations variées. Il  livre dans « Dieu désarmé » avec simplicité et authenticité  ce que peut être la vie d’un aumônier militaire dans la variété des situations : les détresses mais aussi les rayons de lumière qui transpercent parfois la violence de la guerre.

Pour ceux qui ont vécu l’opération Turquoise , l’épisode de la naissance de Gisèle  à l’infirmerie Saint François de Cyangugu fut un moment émouvant . Nous avions été un certain nombre à assister au baptême de Gisèle par monseigneur Dubost, alors évêque aux armées.

La lettre ci-dessous 25 ans après l’opération Turquoise , est un témoignage de reconnaissance de sa maman, Clémentine, envers le Père Kalka présent lors de la naissance de Gisèle, alors que la communauté en charge de l’infirmerie Saint François avait fui à Bukavu.   Lettre

« Les Etats-Unis et le Rwanda Génocidaire » par Titi Palé

En 2019, Titi Palé, docteur en anthropologie sociale de l’Université de Paris 8, a publié, aux éditions de l’Harmattan, un ouvrage qui fera référence dans la connaissance des événements tragiques survenus au Rwanda et dans les pays voisins depuis vingt-cinq ans.

Pourquoi, la veille de l’attentat du 6 avril 1994 qui allait assassiner les deux chefs d’état burundais et rwandais et déclencher le génocide rwandais avant de déstabiliser le Congo, les USA ont-ils prépositionne un bataillon de Marines à Bujumbura ? Pourquoi ont-ils imposé leurs hommes sur l’aéroport de la capitale burundaise en toute urgence et sans prendre le soin ni le temps de demander l’avis du gouvernement burundais ? Pourquoi ont-ils décidé de préparer l’évacuation de leurs concitoyens en envoyant le colonel VUJKOVIC à Kigali quelques heures avant l’attentat qui devait déclencher le génocide ? Titi Palé ne répond certes pas avec une telle précision à ces questions que tout le monde se pose car elles démontrent que les Etats Unis étaient, pour le moins, au courant sinon partie prenbante de l‘attentat qui se préparait et qu’ils étaient conscients des conséquences que ce crime aurait sur les populations civiles vivant au Rwanda. Mais Titi Palé  démontre magnifiquement et de manière magistrale, scientifique et peu contestable la proximité qu’entretenaient alors les administrations américaines de Clinton et de Bush avec le président ougandais Museveni et, donc, avec le Front Patriotique Rwandais (F.P.R.) de Paul Kagame.

La lecture de cet ouvrage de Titi Palé, « Les Etats-Unis et le Rwanda Génocidaire » est indispensable à la compréhension des drames successifs qui ensanglantent la région des Grands Lacs depuis le 1 octobre 1990.

ARCHIVES D’AFRIQUE: Portrait de Juvenal Habyarimana,président du Rwanda ( RFI Alain Foka 2015)

« L’Opération Turquoise est intervenue au Rwanda à l’été 1994, alors que ce pays était ensanglanté par plus de trois années de guerre.

Or depuis plus de vingt-cinq ans, la grande majorité des études qui ont été menées sur cette opération militaire conduite par la France ont fait abstraction de ce contexte particulier.

RFI, en 2015, a eu le courage d’aborder la délicate problématique de la Région des Grands Lacs , de manière quasi-exhaustive et contradictoire puisque cette série d’émissions comporte nombre de documents journalistiques d’archives, le plus souvent d’origine belge, et des témoignages de première main donnés par des acteurs de premier plan et de différentes nationalités.

 Aucune étude sérieuse sur l’Opération Turquoise ou l’action de la France au Rwanda ne peut désormais se faire sans la prise en compte de cette somme qui fait référence. » 

https://www.youtube.com/watch?time_continue=14166&v=Mp4cYYMVLr4

MORT DE PIERRE PÉAN: UN AMI NOUS A QUITTÉS

C’est avec stupéfaction et tristesse que nous avons appris le décès de 
Pierre Péan.  Il était notre ami parce qu’il était d’abord un homme 
d’honneur et de vérité.

Le général Lafourcade lui rend hommage sur notre site. Nous reprenons 
aussi parmi les nombreux textes qui lui ont été consacrés le communiqué 
du président de la Rébublique et l’excellent article de Richard 
Labévière dans Marianne.

https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/07/26/deces-de-pierre-pean

SE SOUVENIR : VINGT-CINQUIÈME ANNIVERSAIRE DE L’OPÉRATION TURQUOISE

Organisé par le ministère des armées en coopération avec l’association France Turquoise, la commémoration du  vingt-cinquième anniversaire de  l’opération Turquoise  s’est déroulée le vendredi 14 juin 2019 à l’hôtel des Invalides.

Elle  a comporté trois évènements.

En fin de matinée, Florence Parly, ministre des armées, a inauguré l’exposition photos comportant  vingt panneaux  dans    le corridor de l’Orient.

A  midi, le film « Turquoise : je me souviens »  a été projeté dans le salon d’honneur de l’hôtel de Invalides en présence de la ministre et des anciens de l’opération Turquoise qui avaient pu se rendre à Paris. A l’issue de la projection emprunte de beaucoup d’émotion, Florence Parly a rendu hommage aux participants de l’opération Turquoise et a salué individuellement les anciens présents.

A 14h30 deux tables rondes ont été organisées dans l’auditorium du Musée de l’Armée.

Elles ont été introduites par l’amiral Lanxade, ancien CEMA à l’époque de Turquoise, qui a rappelé les conditions dans lesquelles  l’opération a été lancée.

Les tables rondes animées par Philippe Chapleau ont permis d’entendre les témoignages de participants de terrain : officier, sous-officier, aumônier, médecin, infirmière, reporter de l’ECPAD.

Le général  d’armée Lecointre, chef d’état-major des armées,  alors commandant  de compagnie  pendant Turquoise, a conclu  cette séance de tables rondes  en rappelant la complexité de cette opération et en fustigeant ceux qui veulent des vérités simples.

Le film «  Turquoise : je me souviens », réalisé par le major Froidure de l’ECPA à partir d’images d’archives et de témoignages récents de participants à l’opération, suffit à lui seul à illustrer les propos du général Lecointre.

« MÉFIEZ-VOUS DE VOTRE PREMIÈRE RÉACTION, C’EST SOUVENT LA BONNE »

C’est vrai, lorsqu’on lit le rapport  établi par le capitaine Ancel à son retour de l’opération Turquoise, on se demande si c’est le même homme qui, 25 ans après, court les médias et les réseaux sociaux pour dénoncer les turpitudes de la France et sa complicité dans le génocide rwandais.

« L’Opération Turquoise fut un succès indéniable » (Capitaine Guillaume Ancel,15 septembre 1994 ) https://www.france-turquoise.com/wp-content/uploads/2019/06/rapport-de-mission.pdf

«RWANDA, ILS PARLENT » : QUAND HISTORIENS, JOURNALISTES ET HUMANITAIRES PRENNENT LA DÉFENSE DE TURQUOISE.

Le 6 mai 2019

    Laurent Larcher, journaliste-écrivain vient de publier un livre « Rwanda, ils parlent » dans lequel il reproduit intégralement les interviews qu’il a réalisés auprès d’acteurs et de témoins de l’opération Turquoise.

   Il donne ainsi la parole à d’éminentes personnalités du monde universitaire, médiatique et humanitaire que nous remercions pour avoir contribué au rétablissement de la vérité sur l’opération Turquoise. Les déclarations de ces témoins font justice des accusations complaisamment véhiculées sur la planification d’une action offensive contre le FPR, l’intervention à Bisesero, la protection et l’exfiltration des génocidaires et l’incitation des populations à fuir au Zaïre.

   En voici quelques extraits :                                                                                                             

Gérard Prunier (historien chercheur) : « Je ne crois pas à Turquoise offensive. Si ça avait été offensif, on l’aurait vu. On était bien au balcon pour le voir ».

Patrick de Saint-Exupéry (journaliste) : « Je n’ai jamais entendu quelqu’un dire qu’il fallait aller à Kigali pour remettre en place le gouvernement intérimaire. Ça je ne l’ai jamais entendu

Vincent Hugeux (journaliste) : « Aucun d’entre eux (les militaires de Turquoise) ne dit « on va soutenir le gouvernement intérimaire ». Moi, je ne l’ai jamais entendu. »

Jean-Baptiste Naudet (journaliste) : « J’arrive à Goma fin juillet. Tout le gouvernement intérimaire était à Goma. S’il était passé par la zone Turquoise il aurait été à Bukavu. Ce n’est pas le cas. »

Alain Boinet (Solidarité internationale) : « Les soldats français ont stabilisé la zone. On a vu des officiers sur des Jeeps disant aux déplacés « Restez ici, ne bougez pas, c’est votre pays.Restez où vous êtes. » L’armée française a amélioré les choses, ça a stabilisé les hutus. »

Jean-Hervé Bradol « Médecins sans frontières » : « En zone FPR il n’y a personne. C’était visuel, c’était vide. Les libérateurs ne sont pas super populaires auprès des libérés. » « Entre l’intérieur du Rwanda et l’est du Zaîre, le FPR a massacré plusieurs centaines de milliers de personnes ».

   « Turquoise a permis de sécuriser. Ça a créé les conditions de sécurité qui permettent une opération humanitaire de secours. Ça a permis de sauver quelques milliers de tutsis survivants. »

   « Ça a évité que les réfugiés aillent à Bukavu. »

   « Quand je vois les critiques sur Bisesero, ça ne se passe pas du tout comme ça. Pour une force qui vient d’être projetée depuis trois jours, on est complétement largués…le temps qu’on déploie, qu’on déballe, qu’on s’organise, qu’on comprenne ce qu’il y a autour de vous, ça ne va pas à cette vitesse-là. Ceux qui critiquent, c’est ne pas connaître les opérations, ni militaires, ni humanitaires, ni les opérations en général. »

   Concernant les affirmations de GuillaumeAncel : « Je ne me souviens pas d’un millimètre de vrai dans la situation sur le terrain en 1994. Dans le fond, on voit souvent des gens qui veulent acheter leur place au paradis en faisant quelques belles actions ou en se mettant en scène. »

Nous pourrions ajouter à ces témoignages qui rétablissent la vérité, celui de l’ex-capitaine Guillaume Ancel, qui a participé à l’opération en 1994. Il affirme dans son compte rendu de fin de mission et le confirme dans une revue militaire que l’opération Turquoise a été « un succès indéniable ». Depuis il s’est taillé une certaine célébrité médiatique en se livrant à des affabulations largement reprises par les « blancs menteurs ». Pour comprendre il suffit de lire le commentaire de Jean-Hervé Bradol ci-dessus.

                                                            La rédaction de France Turquoise

LA FRANCE ET LE RWANDA. UNE ANALYSE DES DÉCISIONS PRÉSIDENTIELLES.

Sur le site de la Fondation Jean Jaurès, Serge Dupuis, universitaire, chercheur spécialisé dans l’Afrique des Grands lacs, se livre à une analyse fine et équilibrée des récentes décisions présidentielles concernant nos relations avec le Rwanda (la constitution d’une commission d’historiens et l’absence présidentielle aux commémorations de Kigali).

https://jean-jaures.org/nos-productions/rwanda-les-decisions-du-president-macron

UN PORTRAIT DU GÉNÉRAL ROMÉO ALLAIRE: DES QUESTIONS QUI SE POSENT TOUJOURS.

Dans le n° 113 de « L’Afrique Réelle », le professeur Bernard Lugan, un des meilleurs spécialistes du Rwanda, se penche sur l’action et la personnalité du général canadien qui commandait la MINUAR au moment du génocide rwandais… Le constat est sans complaisance et parfaitement étayé. Des questions se posent encore, la première étant: pourquoi cet officier a-t-il agi ainsi?