LE PARTI SOCIALISTE NE SOUHAITE PAS VOIR LE PRÉSIDENT MACRON À KIGALI

Dans un article daté du 15 avril 2019, l’hebdomadaire « Jeune Afrique » révèle qu’Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a refusé de signer une pétition qui demandait que le président de la République se rende à Kigali pour y tenir « un discours de vérité ». Ses arguments sont solides.

APRÈS L’INTERVIEW PRUDENTE DU JEUNE DÉPUTÉ HERVÉ DERVILLE, LE JOURNALISTE PATRICK FORESTIER MET LES CHOSES AU POINT.

Rappelons qu’Hervé Derville a été désigné comme « représentant spécial » du président Macron pour assister aux cérémonies de commémoration du génocide rwandais, le 7 avril 2019. Les deux articles sont parus le même jour dans « Le Télégramme ».

TELEGRAMME

 

ÉCOUTONS CEUX QUI CONNAISSENT L’AFFAIRE:

En cette période d’affolement médiatique que provoque le 25ème anniversaire du génocide rwandais et où circule tout et n’importe quoi, il serait bon de prêter l’oreille à ceux qui connaissent bien les évènements:

– tout d’abord,dans une tribune parue dans « Le Monde », l’amiral Lanxade qui était chef d’état-major des armées à l’époque,

Lire Amiral LANXADE

– ensuite, lors d’une interview sur RFI, M.Paul Quilès qui présida la mission d’information parlementaire chargée d’examiner le rôle de la France.

Lire Paul QUILES

 

M. HUBERT VÉDRINE REMET LES PENDULES À L’HEURE

En cette période critique qui précède le 25e anniversaire du génocide rwandais et où les « blancs menteurs » se répandent en bobards, « fake news » et complotisme, M. Hubert Védrine, dans une interview donnée au Figaro, met sereinement les choses à l’endroit.

Celui qui fut secrétaire général de l’Élysée sous François Mitterrand pendant le génocide rwandais donne sa version des faits.

Entretien avec Isabelle LASSERRE.

LE FIGARO. – Vous vous exprimez rarement sur le Rwanda. Pourquoi maintenant ?

Hubert VÉDRINE. – Parce que le 25e anniversaire d’un événement aussi atroce que ce génocide devrait être l’occasion de réfléchir objectivement à ce qui y a con­duit pour éviter qu’il ne se reproduise un jour, là ou ailleurs. Et parce qu’on a surtout entendu, ou lu, en France ces dernières années des accusations violentes et infamantes – « complicité de génocide » – contre la France, sans que ce soit contrebalancé par les explications des responsables militaires, ni que l’on donne la parole aux experts français, belges, canadiens, congolais ou autres qui ont démontré l’inanité de ces accusations. Et que donc le moment me paraît venu de rappeler ce que fut vraiment la politique de la France au Rwanda de 1990 à 1994.

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Une exigence de vérité

Le 17 février 2019.

                                                   Communiqué du Général Lafourcade

                                                  Commandant de l’opération Turquoise

Une exigence de vérité

La Force Turquoise est régulièrement accusée d’avoir protégé le gouvernement rwandais par intérim et d’avoir facilité sa fuite en juillet 1994, accusation systématiquement reprise par les médias. Je dénonce un amalgame et une contre vérité.

Alors que ce gouvernement était composé de 21 personnes, seuls deux membres ont transité par la zone Turquoise du 16 au 17 juillet avant de passer d’eux même au Zaïre. Il s’agit des :

  • Docteur Theodore Sindikuwabo, président de l’assemblée nationale et président par intérim de la République rwandaise du 9 avril au 19 juillet 1994 (décédé en 1998 à Bukavu).
  • Jérome Bicamumpaka ministre des affaires étrangères (arrêté en 99, transféré au TPIR, acquitté de tous les chefs d’accusation le 30 septembre 2011 et remis en liberté.

Deux personnes sur vingt et unes, cela ne constitue pas un « gouvernement » mais ce sont de simples personnalités isolées et sans influence, une d’entre elles ayant été blanchie par le TPIR. Il est donc faux d’affirmer que le Gouvernement intérimaire rwandais est passé par la zone Turquoise.

En outre, la Force Turquoise ne pouvait arrêter des personnalités d’un gouvernement étranger qui était encore à l’époque membre du Conseil de sécurité de l’ONU. Elle n’en avait ni le mandat ni la capacité juridique.

Au moment où l’anniversaire du génocide s’annonce, Il importe que les journalistes français, dans le respect leur charte d’éthique professionnelle, mettent en œuvre les principes de cette charte en vérifiant les informations fournies par des groupes de pression avant de les relayer sans discernement ni recul. A défaut, ils participent à une entreprise de désinformation.

TRÈS BONNE INTERVIEW DE M. HUBERT VÉDRINE SUR TV5 MONDE

Le 12 février 2019, face à un journaliste ne connaissant pas le dossier, M. Védrine a réussi à élever le débat et à replacer le sujet dans le contexte géopolitique. Il a bien expliqué que c est la France qui a imposé les accords d’ Arusha au pouvoir hutu et ne pouvait donc pas  soutenir une rupture de ces accords en soutenant les Hutus.

Il a dénoncé l’acharnement des journalistes français à vouloir à tout prix montrer la culpabilité de la France alors que les médias internationaux ne mettent pas notre pays en cause.
Il a enfin dénoncé l’instrumentalisation de la note  de la DGSE qui n’est qu’un document peu fiable, insignifiant et non jugé crédible, noyé parmi des milliers d’autres.

Il  a eu un mot pour balayer l’insignifiance d Ancel.

Vous pouvez la regarder en replay sur votre ordinateur en cliquant sur le lien:

https://information.tv5monde.com/afrique/genocide-au-rwanda-hubert-vedrine-repond-aux-revelations-de-medias-francais-283785