Opération Turquoise

 

 

 

Dans une situation particulièrement complexe, le général commandant en chef, comme le simple exécutant, doivent faire à chaque instant des choix douloureux entre le souhaitable et le possible.

 

Pour terminer, le général Lafourcade pose les questions lancinantes qui restent sans réponse :

 

Pourquoi les français étaient ils seuls pour mettre fin à un génocide ?

 

Comment peut-on aujourd'hui accuser les militaires de Turquoise d'avoir participé à ce génocide alors que toutes les opérations se sont passées sous l'œil de très nombreux journalistes internationaux et en présence d'une centaine d'ONG qui ont reconnu à l’époque l’aspect positif de l’opération?

 

Que penser du silence actuel des plus hautes autorités de l'état français ?

 

Par son témoignage, le général Lafourcade ne veut pas que le moindre doute s’inscrive dans l’histoire.

AS

Editions Perrin, 216 pages, 18€

 

 Le général Lafourcade parle de son livre et répond aux questions de CF.

Mai 2010 4' 28" {mp3}lafourcadeok2{/mp3}

 


 

L' AFP vérifie-t'elle ses sources ?

Communiqué du général Lafourcade 12 avril 2010

 

Le général Jean-Claude Lafourcade, qui a commandé l'Opération Turquoise dépêchée au Rwanda en 1994 afin d‘arrêter les massacres dans ce pays où se perpétrait un génocide, s'élève en faux contre les récentes déclarations de l’adjudant-chef Prungnaud, reprises par l’AFP, concernant le rôle que celui-ci aurait joué en désobéissant aux ordres, dans la découverte des massacres de Tutsis à Bisesero le 30 juin 1994.

 

Si l'adjudant-chef Prungnaud figurait bien au sein du groupe de commandos marine qui a effectué la première reconnaissance dans cette région, c'est en réalité, comme l’a toujours affirmé le capitaine de corvette Marin Gillier chef du commando, un autre membre de cette unité qui, dans le cadre de sa mission, a découvert l’ampleur du drame trois jours plus tard et alerté le commandement. En aucun cas et à aucun moment, l’adjudant chef Prungnaud n’a pu agir en désobéissant aux ordres.

 

Pour accréditer ses dires, l’adjudant-chef Prungnaud prétend aussi que ses officiers l’auraient informé que les Hutu étaient victime des Tutsi. En annexe du livre du général Lafourcade, Opération Turquoise (aux éditions Perrin), on trouvera le premier ordre d’opération signé de ce dernier qui signale clairement qu’il s’agit d’« un génocide perpétré par certaines unités rwandaises et par des miliciens hutus à l'encontre de la minorité tutsi ».

 

Le Général réfute ces nouvelles mises en cause dont sont l'objet les militaires français : « Beaucoup de nos hommes sont rentrés traumatisés par ce qu'ils ont vu au Rwanda. On le serait à moins, mais cela ne justifie en aucuns cas de la part de M.Prungnaud de fausses versions des faits », a souligné le général Lafourcade.

Le patron de Dallaire parle

Chef de la MINUAR pendant le génocide, Booh Booh révèle que le général Dallaire avait organisé le sabotage de l’action diplomatique en plaçant clandestinement des micros dans son bureau pour écouter toutes les conversations officielles et confidentielles de son patron.

Dallaire a fermé les yeux sur les convois d’armes à destination du FPR alors qu’il contrôlait étroitement ceux du régime Habyarimana. Il a pris parti pour les rebelles Tutsis en vivant avec une compagne de rwandaise sous son toit. Ce comportement frivole a sali la réputation de la MINUAR et discrédité le travail des casques bleus.

Le représentant spécial de l’ONU affirme que Dallaire ne lui a remis ni rapport sur l’attentat du 6 avril 1994 ayant déclenché le génocide, ni sur l’assassinat des casques bleus belges.

Jacques Booh Booh va plus loin en révélant que Dallaire a carrément invité les rebelles du FPR dans les bureaux de l’état-major de la MINUAR à Kigali pour leur donner des informations sur les positions de l’armée Hutu.

Après avoir gardé le silence pendant dix ans, par discrétion et humilité, l’ancien ministre et ambassadeur camerounais parle pour dénoncer la mégalomanie et les dérives d’un général qui a fini sa carrière en larmoyant dans un livre paru en 2004 : « J’ai serré la main droite du diable ».