Rwanda : Des accusations inacceptables

Menée à la demande des Nations Unies, sous l’égide et sous le contrôle de l’ONU et de ses Agences, l’Opération Turquoise s’est déroulée sous le regard permanent de plus d’une centaine de journalistes français et étrangers, ainsi que sous celui de nombreuses ONG.

L’intervention de l’armée française a ainsi permis de sauver des milliers de vies, principalement de Tutsis. Elle a mis fin au génocide et maintenu une grande partie de la population à l’intérieur du Rwanda, tout en lui assurant un important soutien humanitaire.

L’action de la Force Turquoise a été largement saluée par l’ensemble de la communauté internationale qui demandait même à la France de prolonger son mandat.

L’outrance des propos tenus par le régime de Kigali suffit à discréditer leurs auteurs et conduit à s’interroger sur les véritables motivations de ceux qui portent de telles accusations et de ceux qui les soutiennent.

Paris, le 10 Avril 2007

Le discernement nécessaire sur le Rwanda.

Revenons sur les faits. Suite à l’attentat du 6 Avril, l’essentiel de la force de l’ONU (MINUAR) s’étant retirée, près de 800000 personnes en majorité des tutsis sont massacrées par les hutus sans que la communauté internationale intervienne. Fin Juin, la France est mandatée par l’ONU pour l’envoi d’une force plurinationale neutre d’interposition : c’est l’opération Turquoise . L’action de la France est naturellement suivie sur le terrain, souvent avec suspicion, par de très nombreux observateurs français et étrangers (médias, ONG etc.…). Il est trop tard pour empêcher le génocide, mais Turquoise permet d’y mettre fin en sauvant plusieurs dizaines de milliers de vies. Elle fixe sur le territoire une grande partie de la population fuyant vers le Zaïre, face à l’avancée de l’armée du FPR (tutsis de l’extérieur), commandée par le Général Kagamé, qui met en déroute celle du régime en place. Malgré plusieurs appels à la trêve, celui-ci poursuit son offensive, provoquant la fuite des populations qui engendre une grave épidémie de choléra. Le bilan de Turquoise est à l’époque largement salué à l’ONU et dans les médias du monde entier.

Mais voici que 10 ans après ces évènements, des plaintes, étonnamment tardives, sont déposées contre l’action de soldats français au Rwanda qui se seraient rendus « complices du génocide ». Parallèlement des campagnes de presse développent le thème selon lequel Turquoise n’aurait servi qu’à couvrir la fuite des génocidaires.

Naturellement, si des fautes avaient été commises, il reviendrait à la Justice de les sanctionner. Mais j’affirme qu’il n’y a eu aucune ambiguïté dans les instructions données et dans la façon dont elles ont été exécutées. Dire que l’Armée Française a agi en complice du génocide est faux et diffamatoire. C’est pourquoi j’ai créé l’Association France-Turquoise. Son objet est de défendre les militaires injustement attaqués et de contribuer à l’établissement de la vérité sur ce drame .

Car dès 1994 je me suis posé des questions sur la stratégie du Général Kagamé :- intervention inexplicablement tardive de son armée pour secourir les Tutsis de l’intérieur – refus de tout cessez-le-feu malgré les demandes répétées de l’ONU, de l’armée vaincue et du commandant de Turquoise – volonté d’expulser la population au Zaïre en favorisant ainsi la fuite des génocidaires… Face à l’impossibilité de prendre le pouvoir par la voie démocratique initiée par les accords d’Arusha, la solution n’était-elle pas une conquête militaire par la force, au prix de massacres prévisibles enclenchant le processus incontrôlable ? Ce point central est au cœur du sujet. Car, comme le notait Carla del Ponte, ancien Procureur du Tribunal Pénal International pour le Rwanda : s’il s’avérait que « c’est le FPR qui a abattu l’avion, il faudrait réécrire l’histoire du génocide ». Ce qui ne consiste nullement à nier celui-ci.

Devant la menace d’une instruction judiciaire, le régime de Kigali a préventivement contre attaqué : outre les violentes critiques et les plaintes mentionnées, en créant une commission d’enquête interne destinée à montrer l’implication de la France dans le génocide, dont la mission et les conclusions sont ainsi fixées à l’avance.

Jouant sur l’émotion que suscitent de telles horreurs et s’appuyant efficacement sur des relais d’opinion très bien organisés, M. Kagamé fera tout pour attiser la culpabilité de l’opinion et accuser la France. Je constate que ce sont les mêmes qui condamnent l’inaction de la communauté internationale et fustigent celle de la France, qui a eu seule le courage d’intervenir. Les mêmes qui déplorent l’inaction de la Justice internationale, mais récusent l’action de la Justice française, parce qu’elle n’a pas conclu dans le sens souhaité par ceux qui voulaient l’empêcher d’enquêter.

Oui, les responsabilités engagées dans cet attentat, générateur des violences qui ont mené au génocide, doivent être portées devant la Justice Internationale. Mais il faut s’attendre à de nouvelles instrumentalisations de la Justice et de la population rwandaise. Devant de nouvelles accusations contre les soldats de Turquoise, qui ne sauraient tarder, il faudra alors aux médias et aux citoyens français faire preuve de beaucoup de sens critique et de discernement.

Rwanda : interview de Paul Quilès dans Libération le 24 novembre 2006

Comment réagissez-vous à cette décision?
Je ne suis pas étonné. A l’époque de la Mission d’information, nous savions qu’il y avait une zone d’ombre dans l’origine de l’attentat du 6 avril 1994. Nous avons demandé que la justice se saisisse de cette affaire au plus vite pour comprendre qui était à l’origine de ce qui a déclenché le génocide. Nous avions retenu deux hypothèses: celle d’une action des extrémistes au sein des Forces armées rwandaises (hutu) ou celle du Front patriotique rwandais (FPR) de Kagamé. Nous ne tranchions pas, mais les présomptions pesant sur le FPR étaient assez fortes.

En quoi consistaient-elles?
Il y avait des arguments techniques et politiques. Nous savons que le FPR possédait des missiles sol-air, retrouvés dans une «série» ougandaise (l’Ouganda était un allié proche du FPR, ndlr) De plus, nous avons noté une volonté délibérée chez les responsables rwandais, politiques et militaires (issus du FPR, ndlr), de dissimuler la vérité sur la possession de ces missiles. Par ailleurs, nous avions prévu d’entendre un ancien compagnon de route du FPR. Mais il a été mystérieusement assassiné…

Et la piste hutue?
Nous n’excluions pas que des extrémistes hutus, opposés à l’application des accords de paix d’Arusha (entre tutsis et hutus, parrainés par la France, ndlr), aient voulu se débarrasser du président Habyarimana. Mais au lendemain de l’attentat, il est apparu que ces extrémistes étaient totalement désarçonnés. Reste que, sur le plan technique, ils possédaient eux aussi des missiles sol-air.

Sans surprise, Paul Kagamé a réagi très vivement aux accusations du juge Bruguière. Pensez-vous qu’un point de non-retour a été atteint entre la France et le président rwandais ?
Kagamé n’a jamais hésité à s’appuyer sur le drame du génocide pour asseoir son pouvoir. Il en fait porter la responsabilité – au-delà des Rwandais eux-mêmes – aux puissances étrangères, notamment à la France. La Mission parlementaire a fait justice de cette accusation. Il ne faut jamais oublier – malheureusement – que ce sont des Rwandais qui ont massacré d’autres Rwandais.

Paul Quilès Libération 24 novembre 2006

Inkingi – Forces Démocratiques Unifiées

Inkingi – Forces Démocratiques Unifiées – United Democratic Forces
postbus 3124 2280 GC Rijswijk, Netherlands

Communiqué 01/06/SG/PP

Les FDU-Inkingi accueillent avec satisfaction la décision des autorités judiciaires françaises d’émettre des mandats d’arrêt internationaux contre les dirigeants ainsi que les membres du Front patriotique rwandais, FPR, impliqués dans l’attentat du 6 avril 1994 contre le Falcon 50 présidentiel rwandais.

Rwanda : une mise en cause fondamentale

Elles mettent en évidence la responsabilité directe du proche entourage du Chef du Front Patriotique Rwandais (FPR), actuellement au pouvoir au Rwanda, dans le déclenchement du terrible génocide intervenu en 1994 dans ce pays.  Cette annonce confirme ainsi les témoignages et indices convergents, déjà révélés par de nombreux témoins et observateurs, cet attentat paraissant bien s’inscrire dans une stratégie planifiée de prise militaire du pouvoir. L’instruction du juge Jean-Louis Bruguière apporte des données radicalement nouvelles, permettant de mieux comprendre l’enchaînement des très graves événements qui se sont déroulés à cette époque au Rwanda et d’éclairer d’un jour nouveau l’ensemble de cette tragédie.  Comme le déclarait Carla Del Ponte, ancien Procureur du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), s’il s’avérait que « c’est le FPR qui a abattu l’avion, il faudrait réécrire l’histoire du génocide ».    Cette information apporte un éclairage essentiel sur les accusations diffamatoires portées contre l’action de l’Armée Française et des militaires français dans le cadre de l’opération Turquoise de 1994, qui avait permis de mettre fin au génocide en sauvant de très nombreuses vies. 

Le 21 novembre 2006

Pour l’association France TurquoiseJacques Hogard, porte-parole.

 

 Consultez le rapport du juge Bruguière dans son intégralité

 

Lire l’interview de monsieur Paul Quilès dans Libération

Manipulation à Kigali.

Le régime rwandais veut en réalité se sortir d’un mauvais pas, à l’heure où le juge français Jean-Louis Bruguière se prépare à délivrer des mandats d’arrêt contre des responsables rwandais hauts placés, dans l’enquête sur l’attentat du 6 avri11994 qui coûta la vie à l’ancien président Juvénal Habyarimana et à l’équipage français de son avion. Cet attentat fut probablement fomenté par des proches du président Paul Kagamé. Ce fut l’élément déclencheur des massacres.

Des officiers français sont mis en cause dans le génocide. Certains sont déjà appelés à témoigner devant le
Tribunal pénal international sur le Rwanda qui siège à Arusha (Tanzanie). Le procureur du tribunal aux armées de Paris a aussi ouvert une instruction judiciaire contre X pour"complicité de génocide" et "complicité de crimes contre l’humanité", sur la foi d’une plainte déposée contre l’armée française en février 2005 par des Rwandais. Paris a décidé de jouer la transparence.

Michèle Alliot-Marie vient de déclassifier 105 notes de la DGSE concernant la présence militaire française dans ce pays en 1994. Les militaires qui ont servi au Rwanda n’entendent pas se laisser faire. Leurs arguments sont solides. Ils viennent de créer l’association France Turquoise, présidée parle général Jean-Claude Lafourcade, ancien patron de l’opération Turquoise (juin-août 1994).
Frédéric Pons

Rwanda : Les militaires français réagissent

Cette décision doit contribuer à rétablir la vérité sur l’engagement de l’armée française au Rwanda et, en ce sens, elle doit être approuvée.

L’opération Turquoise s’est déroulée dans un contexte humain particulièrement difficile et éprouvant pour les militaires qui y ont participé. Cette mission a permis de sauver des milliers de vies lors du génocide rwandais. Elle a été reconnue comme exemplaire par l’ensemble de la communauté internationale (ONU et UNHCR, notamment) et par la grande majorité des médias présents à l’époque sur le terrain.
Malgré cela, l’armée française est aujourd’hui accusée de « complicité de génocide et de crimes contre l’humanité ».

Cette accusation voudrait faire le procès de l’opération Turquoise et, au-delà, de la politique française au Rwanda. Cela n’est pas admissible.

S’il s’avérait que des fautes individuelles ont été commises, il reviendrait à la justice de les sanctionner. Si les accusations sont infondées, il faudra le faire savoir et d’en tirer les conséquences. Mais, en aucun cas, cette instruction ne saurait jeter l’opprobre sur l’action de l’armée française au Rwanda.

En tant que commandant de l’opération Turquoise sur le terrain, je peux, mieux que personne, certifier que le mandat de l’ONU était très clair et qu’il a été rempli en toute impartialité. D’ailleurs, les nombreux observateurs de l’ONU, des ONG et des médias, présents en permanence, auraient immédiatement réagi à tout manquement.

Par ailleurs, des informations récentes disponibles sur les événements du Rwanda éclairent d’un jour radicalement nouveau la genèse et le déroulement de cette épouvantable tragédie.

J’attends de la procédure en cours qu’elle me permette, avec d’autres, acteurs et témoins, de dire certaines vérités et de démontrer la réalité d’une opération de désinformation.

L’Association France Turquoise, récemment créée en vue de rassembler tous ceux qui souhaitent défendre et promouvoir l’honneur de l’armée française et des militaires français ayant servi au Rwanda, se réserve le droit de prendre toute initiative en ce sens.

Paris, le 5 juillet 2006.
Le Général (2S) Jean Claude LAFOURCADE

La véritable histoire des génocides rwandais

Bernard Debré
éditeur Jean-Claude Gawsewitch avril 2006

 

Huit ans après la parution du Retour du Mwami, Bernard Debré reprend et approfondit dans ce nouvel ouvrage, La véritable histoire des génocides rwandais, l’analyse qui lui avait valu à l’époque un certain nombre de critiques.

Bernard Debré n’entend pas remettre en cause ni l’existence ni l’ampleur du génocide perpétré par les Hutus sur les Tutsi. Néanmoins il apparaît aujourd’hui que les Tutsi des premières diasporas ont joué un rôle plus qu’ambigu dans son déclenchement et dans celui des guerres meurtrières qui ont suivi.

L’auteur pour illustrer son propos ne se limite pas à l’analyse de la seule période de 1994 mais recherche les racines du mal dans l’histoire ancienne et étudie les tensions politiques hégémoniques les plus récentes. Il décrit également l’amplitude géographique du conflit qui touche plusieurs pays de la zone. Enfin il souligne l’influence et la responsabilité des USA dans la tragédie qui se développe dans le sous-continent « Afrique centrale et de l’ouest ».

Bernard Debré est né en 1944 à Toulouse. Chirurgien des Hopitaux de Paris, ministre de la coopération de novembre 1994 à mai 1995, il est aujourd’hui député de Paris (XVe arrondisssement).

AS

Kagame criminel de guerre ?

Filip Reyntjens est un constitutionnaliste et politologue belge né en 1950. Il est professeur de droit et de sciences politiques à l’université d’Anvers. Il est spécialiste de l’Afrique subsaharienne, et notamment du Rwanda, premier pays sur lequel il a travaillé et auquel il consacre toujours une grande part de ses publications. Ses recherches portent principalement sur le droit constitutionnel, les politiques de développement et l’histoire de l’Afrique des grands lacs.

De 1976 à 1978, à la demande du président Juvénal Habyarimana, il a participé à l’élaboration de la constitution rwandaise. Il a été expert auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda jusqu’en 2005, date à laquelle il a démissionné pour protester contre l’impunité des membres du Front patriotique rwandais.(FPR, armée tutsi de Kagame) 

Il dirige une publication annuelle, Afrique des grands lacs : annuaire, publiée par les éditions de L’Harmattan.

Dès 1990, il a fortement critiqué les thèses de Jean-Pierre Chrétien et son « école franco-burundaise ». Il les accuse notamment de minimiser à outrance l’existence des ethnies, d’appliquer au Rwanda les schémas du Burundi et de refuser tout débat — en dénigrant leurs contradicteurs comme racistes ou sympathisants des extrémistes hutus.

À propos du génocide au Rwanda, Filip Reyntjens a progressivement modifié ses positions, atténuant ses critiques contre la France, et insistant davantage sur les responsabilités du Front patriotique rwandais, dont il avait d’ailleurs dénoncé les crimes dès 1995. Filip Reyntjens a qualifié Paul Kagame de « plus grand criminel en fonction ». Tout en critiquant certains aspects du livre de Pierre Péan, il a reconnu que son enquête sur les réseaux pro-FPR en France et en Belgique était sérieuse et tout à fait intéressante.

Extraits de l’encyclopédie Wikipédia

Les larmes de l’honneur.

En novembre 2005 paraît sous la plume du colonel Jacques Hogard, « Les larmes de l’honneur. 60 jours dans la tourmente du Rwanda », (édition Hugo Doc).

Il faut redire avec force que les soldats français, bras armés de la France au Rwanda, n’ont pas été les complices de génocidaires, ni des tortionnaires, ni des assassins, mais au contraire les artisans inlassables et dévoués de la paix n’hésitant pas à intervenir au péril de leur vie contre l’innommable, la brutalité et la barbarie, sachant remettre un peu d’humanité dans ce bouillon de haine et de mort.

L’article de Patrick Girard de l’hebdomadaire Marianne du 07/10/2005, résume bien le sentiment qui se dégage chez le lecteur à la lecture du livre :

Afrique. Quelques vérités bonnes à dire sur le Rwanda

Le terrible génocide provoqué par la disparition, le 6 avril 1994, du président Juvénal Habyarimana, a fait couler des flots de sang et d’encre. Plus de 800 000 personnes, en majorité des Tutsi et des Hutu libéraux, ont été massacrés par les milices extrémistes proches du Hutu Power, dans l’indifférence complète de la communauté internationale.

Celle-ci se contenta de faire évacuer les ressortissants étrangers présents au Rwanda cependant que le maigre contingent de l’ONU voyait ses effectifs être réduits et mis en demeure de ne pas intervenir.

La mauvaise conscience occidentale a trouvé un bouc émissaire commode en la personne de la France, soupçonnée et accusée, par de multiples pamphlets, d’avoir soutenu, des années durant, le régime de Juvénal Habyarimana, voire d’avoir financé et armé les tueurs. Une vision pour le moins simpliste puisque les troupes françaises stationnées depuis octobre 1990,à Kigali avaient été retirées, après la signature, en 1993, des accords d’Arusha.

Peu importe. Mieux vaut fustiger Paris que s’interroger sur le rôle du FPR (Front patriotique rwandais), ces fameux « Khmers noirs » dont le chef, Paul Kagame, n’est pas précisément connu pour être un champion de la démocratie et des droits de l’homme. Les spécialistes sont aujourd’hui d’accord pour reconnaître qu’il donna sans doute l’ordre d’abattre l’avion qui transportait le président rwandais et son homologue burundais. Il savait que les désordres qui en résulteraient lui permettraient de parvenir au pouvoir plus sûrement et plus rapidement que par la voie des urnes.

Voilà qui donne toute sa valeur au témoignage de Jacques Hogard, un ancien officier supérieur français qui relate le déploiement des troupes françaises dans le cadre de l’Opération Turquoise et qui apporte de précieux renseignements sur les agissements du FPR. Sans nier pour autant les massacres commis par les miliciens hutus et une partie des Forces armées rwandaises.

On peut tout juste regretter que l’auteur fasse appel à « l’autorité » de Bernard Lugan, « africaniste » dont les théories, largement entachées de racisme, sont sujettes à caution (note : ce dernier point est erroné, mais n’enlève rien au reste de l’article), pour ne pas dire plus. Mais ce livre se lit d’une traite et constitue un contrepoids précieux aux entreprises de désinformation sur le rôle de la France au Rwanda. »

On lira également avec intérêt, deux réactions à cet article lisibles sur le site Internet de Marianne, émanant selon toute vraisemblance de deux Rwandais :

Le 30 novembre 2005 par Kalinda

Je suis rwandais mais je ne dirai pas si je suis hutu ou tutsi. Cela m’importe peu voire trop peu. Seulement je voudrais réagir sur les ouvrages qui sortent en ce moments et qui mettent en cause le FPR et Monsieur Kagame (à tort ou à raison). J’ai remarqué une chose. C’est que à chaque fois qu’une thèse met en cause la véracité de la sacro-sainte vérité connue depuis les années 1990, le FPR crie au révisionnisme. Je pense que le FPR devait plutôt démentir en apportant les éléments qui prouvent le contraire. Nous avons tous ( Hutu et Tutsi) envie de connaître ce qui s’est réellement passé au Rwanda. Et que les coupables de tout bord soient punis de façon exemplaire pour que le mot "Plus jamais ça" soit gravé dans la mémoire collective des générations qui viendront.

Merci

Le 24 novembre 2005 par pkcharrier

La vérité sur le Rwanda reste inaudible en France. La vérité, c’est que seul le maintien de l’armée française après 1993 aurait pu éviter le génocide, provoqué par la guerre d’invasion du FPR et des Ougandais. »